Le Nouveau Coaching Ethique est spécialisé dans le traitement du harcèlement moral dans le couple, la famille et l'entreprise. Accompagnement psychologique des femmes victimes, coaching juridique, reconstruction sociale et professionnelle. Prévention et défense face aux pervers narcissiques et manipulateurs. Spécialiste aussi du coaching des femmes confrontées à tous les enjeux professionnels et/ou personnels de la vie moderne et en quête de liberté.
vendredi 10 septembre 2010
Harcèlement moral : Conférence le 14 octobre 2010
C’est pourquoi LE NOUVEAU COACHING ETHIQUE créée l’association ISTHME-Recherches (Institut international sur les souffrances au travail et le harcèlement moral en entreprise) et vous invite à son 1er petit-déjeuner débat mensuel (30 Euros) sur le harcèlement moral le jeudi 14 octobre 2010 prochain à LA CANTINE à Paris, sur le thème :
DU HARCÈLEMENT MORAL AU MANAGEMENT IMMORAL,
QUELLES PERSPECTIVES POUR L’ENTREPRISE ET POUR LES VICTIMES ?
Avec les interventions de nos experts, spécialistes du harcèlement moral (consultant, avocat, psychiatre):
• Sophie Soria-Glo, consultant, coach certifié et conseil en communication, cabinet Le Nouveau Coaching Ethique, Présidente de ISTHME-Recherches et Secrétaire Générale de l'association L’Atelier Européen : Le paradoxe du management immoral, ou pourquoi faut-il repenser les formes d'organisation du travail et de management dans l'entreprise ?
• Un avocat intervenant en Droit du Travail et harcèlement moral : Panorama juridique du harcèlement moral dans l’entreprise.
• Dr Jean-Pierre Amiot, psychiatre et psychothérapeute, ancien externe des Hôpitaux Psychiatriques : La reconstruction des victimes de harcèlement moral.
La conférence, suivie d’un débat, est exclusivement réservée aux Directeurs et Responsables Ressources Humaines en entreprise, aux membres des CHSCT et des institutions représentatives du personnel, ainsi qu'aux victimes de harcèlement moral et de souffrances au travail.
INFORMATIONS PRATIQUES
Petit-déjeuner débat du 14 octobre 2010, de 8h à 10h.
A La Cantine (75002 Paris. L'adresse complète du lieu sera communiquée aux inscrits.
Participation aux frais : 30 €.
Inscription indispensable par mail : isthme.recherches@gmail.com
Ou par téléphone : 03 88 15 14 26
Places limitées. Inscrivez-vous vite !
Inscrivez-vous aussi sur Viadeo : http://www.viadeo.com/fr/event/006s4ymh2pvw2lu/harcelement-moral-petit-dejeuner-debat-le-14-octobre-2010
jeudi 19 août 2010
HARCELEMENT MORAL : Quand l'entreprise ferme les yeux
Trouvé sur le site de Libé-Lyon, cet article datant de 2009 qui montre comment la situation se dégrade quand l'entreprise ne fait rien face à un harceleur qui réduit les employés en larmes.
Ce n'est pas l'intéret de l'entreprise de fermer les yeux sur les agissements d'un manager plus qu'indélicat, car au final c'est elle qui sera condamnée au Pénal.
L'entreprise est en effet responsable juridiquement de la santé de ses salariés, y compris de leur santé mentale.
http://www.libelyon.fr/info/2009/09/jai-sign%C3%A9-des-contrats-de-travail-pas-des-contrats-de-convivialit%C3%A9.html
Et pour répondre mieux encore à DEVINETTE 33 qui me posait hier une question sur mon post précédent, voici un cas d'école sur le sujet du licenciement sans cause réelle et sérieuse avec harcèlement moral chez AIR FRANCE :
http://www.miroirsocial.com/actualite/la-justice-condamne-air-france-pour-le-harcelement-moral-d-une-cadre-quinquagenaire
Et enfin, au fil de mes recherches, un article très intéressant du CNRS, qui met en parallèle le harcèlement moral au travail avec les rites initiatiques des tribus africaines - en l'occurence ici les Bétis du Cameroun - ces rites initiatiques étant moins cruels que le HM en entreprise car ils ont une vraie fonction sociale.
En effet, le HM a pour but la déconstruction pure et simple du sujet, tandis que les rites d'initiation africains déconstruisent la personnalité pour ensuite la reconstruire autrement, afin de permettre à l'adolescent de passer à l'âge adulte.
Comme quoi, les prétendus "sauvages" du Cameroun et d'ailleurs sont peut-être moins sauvages que nous ici en Occident...
En tous cas, ils semblent ne pas se montrer cruels de façon inutile...
http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/n393/html/n393a02.htm
A bientôt.
coachingethique@gmail.com
lundi 16 août 2010
HARCELEMENT MORAL : SONDAGES AUX USA
Le Workplace Bullying Institute (WBI) a réalisé en 2007 avec l’aide de Zogby, le plus grand institut de sondages américain, un grand sondage national sur le harcèlement moral au travail, une chose qui n'a jamais été faite réellement et de façon aussi détaillée en France où l'on a très peu de chiffres.
Basé sur un échantillon représentatif de la population adulte américaine composé de 7740 personnes, ce sondage a été la première étude sur le harcèlement moral au travail ou « bullying », jamais effectuée aux Etats-Unis.
Ses résultats donnent une idée de l’ampleur du problème aux USA où il n’existe pas de loi spécifique contre le harcèlement moral, contrairement à la France.
Les USA répriment le harcèlement sexuel et une autre forme de harcèlement (« harassment ») basé sur les discriminations (sexe, race, religion, handicap), mais pas le harcèlement moral comme en France où la loi de modernisation sociale de 2002 a fait du harcèlement moral un délit.
L’étude est intéressante car bien qu’en France la loi réprime donc le harcèlement moral, les spécialistes s’accordent à dire que nous avons tout de même 2 millions de Français victimes de harcèlement moral dans notre pays. Si la loi française était réellement dissuasive, ce chiffre ne serait pas aussi important.
De plus, très peu de victimes sont parvenues jusqu’à présent à obtenir gain de cause rapidement devant les tribunaux, les procès au Pénal prennent des années et vont jusqu’à la Cour de Cassation.
On peut espérer que le durcissement de la Cour de la Cour de Cassation en faveur des victimes depuis 2009, à cause des suicides en série survenus dans nombre d’entreprises françaises, permettra à davantage de cas d’être résolus plus vite.
Ce qui est intéressant dans tous ces chiffres américains, c’est la réaction des entreprises qui ne savent pas gérer les cas de harcèlement moral, ainsi que la terreur panique des collègues qui refusent de soutenir la victime harcelée par peur de perdre eux-mêmes leur emploi.
En France aussi il est très difficile à une victime d’obtenir des attestations de ses collègues sur ce genre de sujets litigieux… d'où la difficulté de gagner en Justice, du moins au Pénal, alors qu'aux Prud'hommes il existe quelques moyens de s'en sortir.
A l’heure où les entreprises françaises vont vraiment devoir trouver des réponses préventives au harcèlement moral, il est devient utile de se pencher sur la réaction des très pragmatiques entreprises américaines qui, dans ce domaine-là, ne sont pas du tout à la hauteur.
Après avoir donné un bref résumé de certains des chiffres du WBI dans un post précédent, j’ai choisi aujourd’hui de vous donner le détail des recherches de cet organisme qui fait autorité en la matière et qui milite depuis plus de 10 ans en faveur d’une loi américaine contre le harcèlement moral, avec peu de résultats il faut tout de même le dire.
Les Américains étant déjà bombardés de procès à tout bout de champ, les entreprises ne doivent pas être favorables à une telle loi, tout en ne sachant pas comment gérer les cas de harcèlement de toute façon.
Les chiffres du sondage WBI-Zogby de 2007
Echantillon représentatif de la population américaine
Tout d’abord, le sondage WBI-Zogby de 2007 révèle que 37% des salariés américains ont subi ou subissent actuellement du harcèlement moral au travail, ce qui correspond au chiffre de 54 millions de personnes aux Etats-Unis.
De plus, 12% des salariés américains ont été témoins de harcèlement moral.
Donc, au total, 49% des salariés américains ont été touchés par le phénomène du harcèlement moral au travail (victimes et témoins).
Parmi les 37% de victimes, 24% subissent un harcèlement moral actuel, 13% ont été harcelés dans le passé.
· La réaction des employeurs au harcèlement moral : 18% empirent la situation, 44% ne font rien et 32% essayent d’aider.
· La majorité des harceleurs sont des supérieurs hiérarchiques (72%) et des hommes (60%), les femmes harceleurs sont 40%.
· La majorité des victimes sont des femmes : 57%.
· 62% des employeurs ignorent le problème.
· 45% des victimes souffrent de problèmes de santé reliés au stress que cause le harcèlement moral : 39% souffrent d’anxiété, d’attaques panique et de dépression diagnostiquée médicalement ; des cas de syndrome post-traumatique sont également fréquents chez les victimes : 30% chez les femmes et 21% chez les hommes.
· Les femmes harceleurs harcèlent en majorité des femmes (71% des cas), tandis que les hommes harcèlent en majorité les hommes (54%).
· Le harcèlement moral est 4 fois plus important aux Etats-Unis que les discriminations au travail. Selon ce sondage, le harcèlement basé sur les discriminations d’après la définition juridique américaine, ne représente que 20% des cas, contrairement au véritable harcèlement moral selon la définition française qui représente 80% des cas.
· 40% des victimes n’ont jamais parlé de leur harcèlement moral à leur employeur.
· Seulement 3% des victimes poursuivent leur employeur en Justice (normal, la loi US ne leur est pas favorable).
· En outre, 64% des victimes perdent leur emploi sans raison à l’issue d’un harcèlement moral.
Les autres chiffres du WBI
Crise économique aux USA : le harcèlement moral en augmentation depuis la crise
Etude de juin 2009 réalisée sur le site WBI par sondage express sur 454 victimes qui ont répondu.
· Pour 27,5% des personnes interrogées, le harcèlement moral a empiré depuis le début de la crise, c’est-à-dire depuis septembre 2008 (date officielle du début de la crise selon les Etats-Unis). Ce harcèlement est devenu plus abusif, plus sévère, plus fréquent.
· Pour 22%, le harcèlement moral a commencé en septembre 2008 ou juste après.
· Pour 72% cependant, le harcèlement moral avait déjà commencé avant septembre 2008.
· Pour 37%, leur employeur avait des problèmes économiques liés à la crise.
On constate donc une augmentation de 49,5% du harcèlement moral parmi les 454 victimes interrogées par WBI aux USA depuis la crise.
Ne rien faire ou trahir : les réactions des employeurs et des collègues face au harcèlement moral aux USA
Etude WBI 2008, réalisée sur 400 personnes ayant visité le site WBI et répondu au sondage express.
La nature humaine étant identique en profondeur quels que soient les continents, il est intéressant de voir comment les entreprises et les collègues réagissent face à une victime harcelée.
En France il y a deux ans, le responsable RH d’une grande entreprise française qui avait mis en place un Observatoire des risques psychosociaux avec un numéro vert pour les victimes de harcèlement moral m’a confié : « Quand une personne se plaint de harcèlement moral au travail, nous faisons une enquête et, si ce qu’elle affirme est vrai, nous prenons des mesures : la victime est mutée ailleurs. »
Encore quelque peu naïve à l’époque j’ai demandé : « Et pourquoi vous ne mutez pas le harceleur ? C'est lui le responsable... »
Réponse : « On ne peut pas désavouer le management ».
L’accord national interprofessionnel de mars 201 sur le harcèlement moral et la violence au travail dont l’application devient obligatoire, va-t-il changer ces comportements ou bien au contraire les pérenniser ?
On ne traite pas le problème, on déplace la victime et on laisse le harceleur continuer sur ses agissements sur d’autres victimes…
Mais comme dit le WBI : « Bullies are too expensive to keep. » Les harceleurs coûtent trop cher pour qu’on les garde dans l’entreprise… Cet organisme conseille un rappel à l’ordre suivi d’un coaching ou d’une thérapie et si cela ne donne rien, c’est le harceleur qui doit être sanctionné… mais pas la victime...
Pourtant, en France, ce n'est pas comme cela que ça se passe...
La réponse du DRH français avec son "on mute la victime ailleurs", correspond exactement aux résultats du WBI sur l’avenir professionnel des victimes et la probabilité qu’elles perdent leur emploi (voir mon post précédent).
Voila pourquoi je pense que les autres résultats du WBI sont pertinents eux aussi pour la France.
Quand à la réaction des collègues, que je vous laisse découvrir dans le sondage WBI de 2008 ci-dessous, la crise est mondiale et donc la peur de perdre son emploi dépasse les frontières.
La 1ère question de l’étude permet au WBI de donner sa définition du harcèlement moral en entreprise pour bien déterminer si les personnes qui répondent sont ou on des victimes.
Question : Avez-vous vécu au travail des mauvais traitements répétés tels que : sabotage par d’autres personnes qui empêchent le travail d’être fait, abus verbal, comportements menaçants, intimidation ou humiliation ?
Réponse : oui à 95%. La presque totalité des personnes interrogées par l’étude WBI étaient des victimes de HM, les autres étant des témoins.
En effet, les personnes qui visitent le site WBI sont des victimes en recherche d'aide, de conseils et de soutien (le WBI propose du coaching et diverses sources d'information aux victimes). Au passage, elles répondent aux sondages express...
Et 75,8% des victimes interrogées ont informé leur employeur du HM subi.
L’attitude de l’employeur aux USA
Question : Qu’a fait votre employeur quand il a été mis au courant du HM exercé à votre encontre ?
· 1,7% des employeurs ont mené une enquête objective et équitable, et protégé la victime, avec des conséquences négatives pour le harceleur.
· 6,2% des employeurs ont mené une enquête objective et équitable, avec des conséquences négatives pour le harceleur mais pas de sécurité pour la victime.
· 8,7% ont mené une enquête non objective, non-équitable ou inappropriée, et qui n’a eu aucune conséquence pour le harceleur ou la victime.
· 31% ont mené une enquête non objective, non-équitable ou inappropriée, qui n’a eu aucune conséquence pour le harceleur, mais la victime a ensuite subi des représailles pour avoir osé se plaindre à son employeur.
· 12,8% des employeurs n’ont rien fait, ils ont ignoré le reporting de la victime sur son harcèlement moral ; pas de conséquences pour le harceleur, ni pour la victime.
· 15,7% des employeurs n’ont rien fait, la victime a subi des représailles pour s’être plainte du harcèlement moral à son employeur, mais elle a conservé son emploi.
· 24% des employeurs n’ont rien fait, la victime a subi des représailles pour s’être plainte du harcèlement moral à son employeur et elle a perdu son emploi.
En synthétisant les chiffres des réponses ci-dessus, on constate que :
· 53% des employeurs n’ont rien fait pour arrêter le HM quand ils l’ont su.
· 71% des employeurs ont exercé des représailles sur la victime qui a osé en parler.
· Dans 40% des cas, les victimes ont considéré que l’enquête de l’employeur n’était pas objective ni équitable.
· Seulement 2% des victimes ont considéré l’enquête comme étant objective et équitable.
· Se plaindre à leur employeur de subir du harcèlement moral a amené 24% des victimes à perdre leur emploi.
· Les harceleurs présumés n’ont été punis que dans 6,2% des cas.
Le WBI a constaté que les victimes se sont plaintes à leur entreprise de 2 façons différentes :
· Par écrit, de manière formelle, à leur management ou à leur Direction des ressources humaines : 50,7%
· De manière informelle : 44,8%
· (Ne sait pas : 4,5%)
En comparaison, dans l’enquête nationale de 2007 réalisée sur un échantillon représentatif de la population américaine par le WBI, seulement 15% des victimes se sont plaintes formellement à leur employeur et 3% seulement sont allées en Justice, dans un pays, les USA, où il n’existe pas de loi contre le harcèlement moral au travail(« bullying »).
En comparaison avec les rares chiffres français disponibles, notamment ceux de l’INRS dans l’étude réalisée sur 140 patients de la consultation de souffrance au travail à l’Unité de pathologie professionnelle de l’hôpital de Garches :
· 50% des victimes sont allées en Justice.
· Seulement 2 d’entre elles (et pas 2%, mais bien 2 victimes sur les 140 interrogées !) ont obtenu un jugement favorable, mais l’employeur a fait appel.
· Les autres victimes ont été déboutées et ont-elles-mêmes fait appel.
L’attitude des collègues de la victime aux USA
Dans 95% des cas, les collègues ont été des témoins directs du harcèlement moral subi par la victime.
74% des harceleurs ont mobilisé des collègues contre la victime, pour la harceler avec eux, 26% des harceleurs ont agi seuls.
Question : Qu’ont fait vos collègues en réponse au harcèlement moral ?
· 0,8% des collègues se sont regroupés pour confronter le harceleur et ils ont ainsi stoppé le harcèlement.
· 7,1% des collègues ont donné des conseils à la victime.
· 28,4% ont apporté du soutien moral ou social.
· 15,7% n’ont rien fait et n’ont pas aidé la victime ni le harceleur.
· 13,2% ont pris leurs distances volontairement, isolant ainsi la victime.
· 4,8% ont suivi les ordres du harceleur, qui demandait que l’on isole la victime.
· 12,9% des collègues ont trahi la victime auprès du harceleur, tout en faisant semblant de rester les amis de la victime.
· 14,7% des collègues se sont publiquement mis du côté du harceleur et se sont ligués avec lui contre la victime.
· (2,5% des réponses : ne sait pas.)
Pour résumer :
· Dans 46% des cas, les collègues ont abandonné la victime.
· Dans 15% des cas, ils l’ont eux aussi agressée.
· Dans 16% des cas, ils n’ont rien fait.
· Cependant, dans 36% des cas, les collègues ont fait quelque chose de positif en faveur de la victime, mais cela reste limité à du soutien moral.
· Dans moins de 1% des cas seulement, la solidarité entre collègues a permis de stopper le harcèlement.
Selon 55% des victimes, c’est la peur qui a empêché leurs collègues d’agir réellement en leur faveur.
Les autres explications données par les victimes aux comportements de leurs collègues, tels que décrits dans les réponses à la question précédente du WBI :
· Selon 23,7% des victimes : les collègues ont fait leur choix délibérément entre le bien et le mal.
· Selon 12% des victimes : les collègues ont fait ce qu’ils pensaient que les MANAGERS attendaient d’eux.
· Selon 2,3% des victimes : les collègues ont fait ce qu’ils pensaient que la VICTIME attendait d’eux.
· Selon 0,3% des victimes : les collègues ont fait ce que la victime leur a explicitement demandé de faire.
· Selon 54,7% des victimes : les collègues ont agi par peur personnelle, qu’ils aient ou non reconnu cette peur.
samedi 14 août 2010
Le harcèlement moral au travail Le harcèlement moral au
Vous pouvez cliquez sur ce lien pour voir une très bonne présentation PowerPoint que j'ai trouvée sur Internet.
Les définitions de base sont toujours utiles.
A bientôt.
coachingethique@gmail.com
LE HARCELEMENT MORAL EN CHIFFRES
En effet, il n'existe pas de chiffres récents et aussi détaillés en France, notamment sur les réactions des entreprises et l'avenir professionnel des victimes.
Alors, les données des Etats-Unis peuvent nous instruire utilement.
Ces chiffres peuvent faire réfléchir autant les victimes que les DRH français qui vont deveoir mettre en oeuvre dès la rentrée de septembre 2010 l'accord national interprofessionnel (ANI) de mars dernier sur le harcèlement moral et la violence au travail.
En effet, un arrêté ministériel qui rend l'application cet ANI obligatoire dans les entreprises a été publié début août au Journal Officiel.
Donc dès le retour des vacances, les entreprises françaises vont devoir se pencher sérieusement sur le sujet.
Un peu d'inspiration en provenance d'Outre-Atlantique pourra leur montrer les erreurs à ne pas commettre, surtout que la Cour de Cassation est en train de devenir de plus en plus stricte dans son interprétation de la loi de 2002 contre le harcèlement moral.
Aux Etats-Unis le harcèlement moral au travail coûte chaque année en moyenne aux entreprises classifiées dans le top des FORTUNE 500 :
- 16 millions de dollars en frais de turnover.
- 8 millions de dollars en pertes de productivité.
- 1 million de dollars en frais d'avocats.
C'est pourquoi le WBI conseille aux "cibles" du harcèlement moral en entreprise de faire un rapport sur tout ce que leur harceleur a coûté à l'entreprise par son comportement, et de verser cela au dossier de leur plainte.
Notons que les Américains refusent à juste titre d'utiliser le mot "victime" et préfèrent le mot "target" / "cible".
C'est la question posée par WBI sur son site dans un récent sondage.
Les réponses (à choix multiples donc le % total est supérieur à 100%) sont édifiantes.
- Dans 38% des cas, la DRH n'a rien fait et le harcèlement moral a augmenté.
- Dans 38% des cas, la DRH a réalisé une action, mais n'a pas pu arrêter le harcèlement moral : les conséquences ont été positives pour le harceleur, mais négatives pour la cible qui a subi des représailles pour s'être plainte.
- Dans 30% des cas, la DRH n'a rien fait et le harcèlement moral a continué de façon identique.
- Dans 5% des cas seulement, la DRH a réalisé une action (enquête ou médiation) et le harcèlement moral a pu être stoppé, les conséquences ont été négatives pour le harceleur (sanction ou licenciement) et positives pour la cible.
Les chiffres du WBI montrent que :
- Si vous êtes la cible de harcèlement moral, vous avez 64% de probabilités de perdre votre emploi.
- Les pertes d'emploi sont constituées par :
# la mutation à un autre poste chez le même employeur dans 11% des cas ;
# la démission de la cible dans 38% des cas ;
# le licenciement la cible dans 44% des cas.
- Inversement, seuls 1,6% des harceleurs ont été licenciés depuis le début de la crise économique actuelle, contre 44% des victimes qui le sont.
Ce chiffre invalide les théories des entreprises américaines qui d'après le WBI prétendraient que la crise leur a servi à "purger" les entreprises en licenciant les harceleurs.
Il démontre que la théorie n'est pas vraie.
Les chiffres du WBI sur l'avenir professionnel des victimes de harcèlement moral sont confirmés par une étude de la consultation de souffrance au travail de l'hôpital de Garches en région parisienne.
Le nombre des victimes qui perdent leur emploi en France suite à du harcèlement moral est quasi-identique à celui des USA.
Tout comme moi et je suis fière de le dire ici, le WBI conseille aux victimes de rechercher activement un autre emploi pendant qu'elles sont toujours en poste, sachant qu'au niveau statistique 5% des cas seulement sont résolus de manière équitable pour la victime qui perd le plus souvent son emploi : 72% des cas en France se terminent par une perte d'emploi et plus de 50% par une dépression qui dure encore 18 mois plus tard.
Donc il faut rester dans une stratégie gagnante et ne pas adhérer à l'idéologie "c'est la faute de la victime si elle est harcelée" affirme le WBI qui déplore une société basée sur le concept du "blame the victim".
Selon le WBI, si l'on devient une cible, c'est qu'un harceleur cruel s'est invité dans votre vie sans votre consentement...
- 72% des harceleurs sont des supérieurs hiérachiques.
- La majorité des cibles du harcèlement moral sont des femmes, les plus vulnérables étant les parents isolés ("single parent worker").
- Mais d'après un article de la presse française lu sur Internet, en France une nouvelle population est aujourd'hui touchée : les cadres et cadres supérieurs hommes, broyés dans les fusions acquisitions où il y a des doublons sur des postes et où on ne veut pas licencier parce que cela coûte trop cher. Donc on placardise, on fait craquer, etc.
Voir le cas de France Télécom qui vient d'être condamné en juin 2010 dernier par la Cour de Cassation à payer 400 000 Euros de dommages intérets à un cadre supérieur placardisé...
- 40% des personnes harcelées n'en parlent jamais à leur employeur.
Enfin au delà des chiffres, le WBI a constaté que :
- Les fondements du harcèlement moral sont systémiques, l'organisation du travail et le mode de management en sont les causes. Le WBI a ainsi créé le concept de "Abusive Workplace".
- Le harcèlement moral s'infiltre dans les failles du système.
- Par exemple, le WBI a détecté dans une étude portant sur 1000 victimes, quelles sont les 25 tactiques utilisées par le harceleur pour nuire à sa cible. Toute entreprise qui permet à ces tactiques de se développer en est indirectement responsable.
- L'employeur est donc responsable de l'environnement managérial qu'il a créé, et il peut défaire ce qu'il a fait, affirme le WBI.
- Ce postulat est confirmé par un arrêt de la Cour de Cassation française de 2009, qui considère l'employeur responsable d'un mode de gestion qui favorise le harcèlement moral (mais aux USA, la loi est en retard par rapport à chez nous).
- Le WBI qui a plus de 10 ans d'expérience dans le conseil aux organisations sur ce sujet, conseille aux entreprises de mettre en place une charte écrite des comportements inappropriés et donc interdits, en terme de prévention cela serait le seul modèle efficace.
- En général, dans l'entreprise, tout le monde a peur du harceleur, y compris son propre supérieur hiérarchique, donc personne n'ose le confronter.
- Pour éviter la confrontation, le harcèlement moral est souvent présenté à tort par la Direction ou les RH comme un conflit de personnalités, ce qui permet de ne pas sanctionner la personne qui terrorise tout le monde.
Voila du grain à moudre, comme on dit, pour préparer la rentrée.
A bientôt.
mardi 3 août 2010
HARCELEMENT MORAL : ETES-VOUS VICTIME ?
Est-ce que :
On vous fixe des objectifs inatteignables ?
On vous met la pression ?
Un « cost-killer » ou « nettoyeur » vient d’être embauché dans votre entreprise et vous attendez que le couperet tombe sur vous ?
L’ambiance est irrespirable ?
On veut vous faire craquer nerveusement ?
On vous critique et on vous rabaisse en permanence ?
Quoi que vous fassiez, ce n’est jamais assez bien ?
On vous fait des coups en douce ?
Un manipulateur veut vous détruire ?
Les conversations s’arrêtent quand vous arrivez ?
Vous avez l’impression que vous n’êtes plus rien, que vous n'avez plus de valeur et que tout est votre faute ?
Vous êtes dans le collimateur de quelqu'un ?
Votre charge de travail est multipliée par deux ?
On vous demande des choses impossibles ?
On vous a placardisé ?
Votre entreprise se réorganise ?
Un Observatoire du Stress vient d’être créé dans votre entreprise et vous n’avez pas confiance dans les solutions proposées par votre Direction ?
Vous êtes harcelé(e) et vos collègues terrorisés ne veulent pas témoigner pour vous ?
La rumeur est contre vous ?
A cause de cela, votre vie n’a plus de sens ?
Non, vous n’êtes pas paranoïaque. Si vous vous reconnaissez dans quelques unes de 20 ces descriptions, alors vous subissez VRAIMENT du harcèlement moral au travail.
Que vous soyez persécuté(e) par un individu pervers manipulateur ou que votre entreprise pratique le harcèlement moral par le management immoral, ne restez plus seul(e), contactez-moi !
coachingethique@gmail.com
mercredi 28 juillet 2010
Le Coaching Ethique se transforme et devient LE NOUVEAU COACHING ETHIQUE
Bonjour à tous,
Le Coaching Ethique se transforme, au fil de l'évolution de la société. Ma mission de conseil en communication et coach de L'Atelier Européen s'interrompt provisoirement.
Mais la violence psychologique continue et s'agrave. L'association HARCELEMENT MORAL STOP, qui s'adresse aux victimes dans l'entreprise, a par exemple constaté une augmentation de 40% des appels au secours en 2009, ainsi que l'émergence d'un nouveau type de harcèlement : le harcèlement stratégique, destiné à éviter un plan de sauvergarde de l'emploi en forçant les salariés à partir parce qu'ils ne supportent plus la pression mise sur eux de manière délibérée pour les faire craquer.
L'urgence exige que je n'abandonne pas les victimes de harcèlement moral (HM) au travail, étant donnée mon expertise qui peut vraiment les aider.
C'est pourquoi mon cabinet LE COACHING ETHIQUE, créé en 2003, se transforme et devient : LE NOUVEAU COACHING ETHIQUE, spécialisé dans la défense des victimes à titre individuel et le conseil RH aux entreprises et aux CHSCT, ainsi qu'aux IRP.
L'accord national interprofessionnel de mars dernier contre le harcèlement moral et les risques psychosociaux ne donne aucune assurance de sa véritable application par les entreprises. Nombre d'entre elles se sont déjà contentées de mesurettes faciles qui ne changeront rien.
LA LOI EST-ELLE SUFFISANTE
OU BIEN AVONS-NOUS BESOIN DU COACHING ?
En 2008, nous avons constaté à L'Atelier Européen lors de notre premier colloque au Sénat sur "Le harcèlement moral dans l'entreprise et le milieu familial" que la loi de 2002 qui sanctionne pénalement le HM au travail est quasiment inapplicable. Elle ne change pas le quotidien des victimes. Elle nécessite plusieurs années pour que les procédures aboutissent.
En outre, au pénal comme aux Prud'hommes, la preuve du harcèlement moral incombe finalement au salarié qui doit rassembler des témoignages.
Or, avant qu'un collègue se mouille pour vous défendre en vous rédigeant une lettre à produire en Justice, alors qu'il y a 5 millions de chômeurs et de RMIstes en France et que votre ami(e) risque le licenciement pour vous avoir aidé, il faut se lever de bonne heure !
Bien que la Jurisprudence soit récemment devenue plus stricte en faveur des salariés, une action en Justice ne suffit pas pour s'en sortir professionnellement. En effet, selon une étude réalisée par la consultation de souffrance au travail de l'Hôpital de Garches et l'INRS avec le soutien des Ministères des affaires sociales et du Travail, 65 % des cas de harcèlement se soldent par un licenciement et, 18 mois plus tard, 55% des harcelés licenciés sont toujours au chômage, 45% d'entre eux sont encore en dépression.
En effet, quand on est harcelé, il faut pouvoir trouver des solutions alternatives en réfléchissant de façon positive avec un allié qui vous conseille.
- Confondre votre harceleur pour rester dans votre job est-il possible ?
- Pouvez-vous faire reconnaître vos droits ?
- Comment trouver un autre emploi avant de devoir partir parce que votre hiérarchie ne vous soutient pas, alors que vous manquez de confiance en vous et d'énergie à cause du HM ?
- Comment récupérer l'argent que l'on vous doit afin de ne partir sans rien mais la tête haute si vous ne pouvez pas faire autrement que de quitter votre emploi ?
Beaucoup de questions se posent...
L'ATELIER EUROPEEN : UN BILAN POSITIF
C'est déjà une grande victoire pour toutes ces actions entreprises depuis 3 ans en faveur des victimes de pervers narcissiques / manipulateurs destructeurs, avec le soutien du Conseil de l'Europe dont les priorités étaient la lutte contre les violences conjugales et le harcèlement moral au travail.
Cette lutte contre les violences conjugales est devenue la grande cause nationale en France en 2010. Le bracelet électronique pour les conjoints agresseurs a été mis en place par Mme Alliot-Marie, Ministre de la Justice. La loi qui inscrit l'inceste dans le Code Pénal a été votée également.
Me Laurent Hincker, Président de L'Atelier Européen et la psychologue clinicienne Yvonne Poncet-Bonissol, Présidente de l'ADCHM (Association de défense contre le harcèlement moral) ont largement participé à la sensibilisation de l'opinion publique en témoignant à la radio et à la télévision sur leur pratique professionnelle au service des victimes.
Me Laurent Hincker est actuellement devenu le plus grand avocat français spécialiste de toutes ces questions de harcèlement moral.
L'Atelier Européen, lui, est devenu incournable aussi en matière de questions européennes, à tel point que Me Hincker a été contacté par un grand institut de sondages pour répondre à un questionnaire sur "Strasbourg, capitale de l'Europe".
Notre mission pour la défense des enfants victimes de violences et de dysfonctionnements judiciaires n'est pas encore terminée, mais nous n'avons pas les moyens de continuer. Les pouvoirs publics ne nous soutiennent pas, alors que la France est au 37è rang européen pour la non efficacité de sa Justice.
En 2009, j'ai écrit et monté une pièce de théâtre qui a été vue par 800 personnes en 5 semaines (juin 2009), c'est à la fois peu et beaucoup, mais l'émotion a été poignante quand des spectateurs sont sortis du théâtre en pleurs et me sont tombés dans les bras en me remerciant d'avoir osé évoquer un sujet tabou comme celui-là.
Cette pièce a été une grande réussite, autant sur le plan artistique qu'entrepreneurial, puisque nous n'avons pas eu de déficit et que tous les artistes ont pu être défrayés.
De plus, moi, l'auteur, j'ai rencontré mon personnage que j'avais imaginé : une vraie religieuse, très âgée, qui avait été victime d'abus sexuels dans son enfance et n'en avait jamais parlé à personne. Assister à ma pièce l'a libérée de son lourd secret. Elle aussi, elle m'a remerciée.
En 2010, nous avons monté l'Observatoire international des violences intra-familiales en partenariat avec une vingtaine d'autres associations et continué notre réfléxion en mutualisant nos expériences.
Aujourd'hui, le combat pour tous les enfants continue, avec Sandrine Porcher, magistrat et chef d'entreprise que j'ai conseillée pour l'écriture de son livre sur la question et pour qui j'ai réalisé un blog promotionnel :
http://nonassistance-aenfantsendanger.blogspot.com/
Ce livre est un bilan qui indique aux pouvoirs publics ce qu'ils doivent faire pour stopper ces dérives et ces souffrances infligées aux enfants martyrs, là où la loi n'est pas appliquée pour les sauver de la violence.
Je dois donc ré-orienter mes activités à nouveau et je reviens dans le coaching, en me spécialisant encore plus dans la lutte contre la harcèlement moral et la souffrance au travail.
J'ai mis au point la méthodologie du coaching anti-harcèlement moral. Je m'adresse d'abord aux victimes pour les coacher mais aussi aux dirigeants en entreprises, aux IRP, CE, CHSCT et aux syndicats pour les conseiller.
Je mets à votre service à tous mon expérience de coach expérimentée dans la défense des victimes de harcèlement depuis plus de 10 ans, ainsi que mes nouvelles compétences en communication acquises avec l'Atelier Européen pendant ces 3 dernières années où je suis, entre autres, également devenue lobbyiste.
Pour me joindre : coachingethique@gmail.com