samedi 20 novembre 2010

Interview dans Le Progrès : DRH, comment lutter contre le harcelement

J'ai été interviewée récemment par le quotidien Le Progrès de Lyon sur le harcèlement moral. Félicitations et remerciements à la journaliste Céline Boff qui fait une excellente synthèse sur le sujet.

DRH : comment lutter contre le harcèlement
publié le 09.11.2010

www.leprogres.fr

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/4112191/DRH-comment-lutter-contre-le-harcelement.html



Ressources humaines. Au printemps, syndicats et patronat ont signé un accord détaillant les mesures à instaurer pour prévenir le harcèlement. Elles ont été rendues obligatoires cet été par un arrêté du ministère du Travail. Les DRH doivent se mettre au boulot.

Depuis 2008, 58 salariés de France Télécom se sont donné la mort. Des journalistes ont enquêté. Et ils sont tombés sur Next. Next ? C'était le nom du plan lancé par Didier Lombard en 2004, lors de son arrivée à la tête du groupe. Son objectif ? Inciter au départ 22 000 salariés.

Comment ? En les pressurisant, en les déplaçant, en les poussant à la faute… Des employés ont été formés à ces méthodes. Documents à l'appui : des courbes détaillant les phases psychologiques par lesquelles passeraient les salariés (révolte, tristesse, résignation) leur ont notamment été remis. Le plan Next, ou comment instituer le harcèlement moral comme modèle managérial… Depuis, la problématique est plus que médiatisée. Le harcèlement en entreprise est devenu un véritable phénomène de société. Quitte à tout mélanger.

Comprendre la situation

Me Mélanie Chabanol, avocate au barreau de Lyon, le concède : « Dès que les salariés vivent mal une situation, ils emploient le mot « harcèlement ». Mais la souffrance au travail n'est pas toujours synonyme de harcèlement, pas au sens de la loi en tout cas ». Mais alors, qu'est-ce que le harcèlement ? Si plusieurs définitions coexistent, il est déterminé par le caractère « répété » des agissements. « Un seul fait, aussi abominable soit-il, ne constitue pas du harcèlement », précise Me Chabanol, qui ajoute : « Il est sans doute intéressant de définir ce que n'est pas le harcèlement. Par exemple, il n'est pas le fait d'être appelé une fois de temps en temps chez soi le soir, il n'est pas le fait de recevoir une lettre pendant son arrêt maladie, il n'est pas non plus le fait de ressentir une pression pour effectuer des heures supplémentaires ».

Mais attention : il incombe à l'employeur de prévenir le harcèlement et la violence au travail. « Il existe désormais un lien étroit entre l'obligation de sécurité et de résultat et le harcèlement », insiste Me Pesson, avocate au barreau de Lyon.

Rédiger une charte de référence

L'accord interprofessionnel du 26 mars 2010 est venu préciser les outils qui permettent à l'employeur de prévenir le harcèlement. La priorité ? Rédiger une « charte de référence », qui sera annexée au règlement intérieur. « Ce document doit définir les notions de harcèlement et de violences au travail et proposer un cadre pour leur identification, leur prévention et leur gestion. Il s'agit d'établir les procédures à suivre si un cas de harcèlement survient », détaille Cécile Pesson.

« Le WBI, association américaine spécialisée depuis 10 ans dans la prévention du harcèlement, conseille d'établir une liste des comportements interdits dans l'entreprise. Il est judicieux d'inclure une telle liste dans la charte », estime Sophie Soria-Glo, dirigeante du cabinet Le Nouveau coaching éthique.

Former les responsables hiérarchiques

Au titre de la prévention, il faut également prévoir la formation des responsables hiérarchiques aux bons comportements managériaux.

Mettre en place une médiation

Un salarié, une organisation syndicale ou une institution représentative du personnel vous alerte sur un cas de harcèlement ? « L'inertie est totalement à proscrire », prévient Me Pesson, « l'absence de réaction pourrait peser lourd dans la balance en cas d'action prud'homale, et ce, même en présence de faits de harcèlement discutables ». L'employeur doit prouver qu'il a pris toutes les mesures nécessaires. À commencer par le lancement d'une enquête interne et la mise en place d'une procédure de médiation.

Accompagner le salarié

L'employeur veillera également à accompagner le salarié. « La victime doit être aidée et soutenue psychologiquement, et maintenue dans son emploi », insiste Sophie Soria-Glo.

« Souvent, les directions mutent la victime dans un autre service », explique Mélanie Chabanol, « c'est une erreur : toute décision prise par rapport à un salarié qui subit des agissements relevant du harcèlement est nulle ».

« Le gros problème, c'est que les dirigeants ne veulent pas désavouer le management », estime Sophie Soria-Glo. Prudence toutefois, car comme l'indique Cécile Pesson, « l'employeur doit prendre les mesures adaptées contre l'auteur d'agissements de harcèlement ou de violences ».

Avec l'accord interprofessionnel de mars 2010, « la présomption du harcèlement va nécessairement se trouver facilitée pour le salarié si l'employeur n'a pas mis en place ces différents outils », insiste Me Pesson. Sachez qu'en cas de recours au Conseil de prud'hommes, les juges pourront toutefois se montrer plus cléments envers des entreprises de petite et moyenne taille, à condition qu'ils soient convaincus de la bonne foi du chef d'entreprise dans la gestion des faits.

Céline Boff, journaliste au Progrès de Lyon


Témoignage : « Il s'est véritablement acharné sur moi »

Joëlle, 27 ans, journaliste, a été victime de harcèlement moral pendant un an et demi. Elle témoigne « Ça a commencé en 2008… Dès mon arrivée dans cette rédaction du secteur audiovisuel.

J'étais là en tant qu'apprentie. Je pensais que mon chef allait me transmettre son savoir… Il m'a tout de suite expliqué qu'on lui avait imposé ma présence et qu'il ne voulait pas de moi. J'étais la plus jeune, je débutais, je ne pouvais pas me permettre de lui répondre…

Lui était un homme frustré, placardisé, proche de la retraite. Il s'est véritablement acharné sur moi.

Des exemples ? Lors des réunions, il parlait toujours de moi à la troisième personne, comme si j'étais absente. C'était comme ça qu'il me donnait mes tâches, avec des phrases du type « Et la Joëlle, elle pourrait faire ça... », sans jamais s'adresser directement à moi, ou même me regarder. Parfois, je proposais des sujets. Toujours sans me regarder, mon chef les validait… et les confiait à d'autres journalistes.

Je me souviens de ce jour où il a lu mon CV devant l'équipe. Il s'esclaffait : « Joëlle a un bac +2 ! Mais comment on peut recruter des personnes qui ont seulement un bac + 2 ! ». Les journalistes gardaient le nez dans leurs dossiers. Pas un n'est intervenu.

Ça, c'était la partie la plus cool. Le plus dur, c'est que j'étais toute seule. Je n'avais pas de tuteur. Personne n'était là pour m'apprendre le métier, et c'étaient mes premiers pas dans le journalisme. Il n'y a pas un seul jour où je n'ai pas pleuré dans les toilettes.

Au bout d'un an et demi, à bout de nerfs, j'ai dit à mon chef : « Ça ne va plus se passer comme ça, je ne suis pas ton esclave ! ». Ça a dégénéré. Je suis partie de son bureau et je suis montée à l'étage de la direction, en larmes.

Un autre chef m'a alors écoutée. Et a pris les choses très au sérieux. Il faut dire que les suicides chez France Télécom faisaient la Une de l'actualité et que notre CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) s'inquiétait de cas de souffrance au travail dans différents services de la chaîne.

En moins d'une semaine, on m'a changé de service. J'ai enfin pu respirer, et découvrir le métier. J'aurais dû en parler plus tôt, mais j'avais peur. Que ça me retombe dessus, qu'on me catalogue comme une « emmerdeuse ». Et puis, je n'avais plus confiance en moi, je ne me sentais plus capable de rien. Un journaliste m'avait dit : « Mets-toi au Prozac, ici, tout le monde en prend ».

Dans ce milieu du journalisme réputé difficile, ça paraissait presque normal d'en baver… Je ne savais plus où j'en étais. J'étais mal, mais c'est bien plus tard, des mois après cette expérience, que j'ai compris que j'avais été victime de harcèlement. »

Recueilli par C.B.


Quand le pénal s'en mêle

La juridiction prud'homale n'est pas la seule à même de statuer sur le harcèlement moral au travail. Une plainte peut également être déposée. Selon l'article L1155-2, qui est la disposition pénale du Code du travail, « les faits de harcèlement moral et sexuel sont punis d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 15 000 euros ».

Cependant, la voie pénale est rarement utilisée. Notamment parce que si, au civil, la charge de la preuve est mixte, ce n'est pas le cas au pénal : il appartient au parquet ou à la partie poursuivante de prouver la culpabilité. « Et la preuve est, dans ces affaires, vraiment délicate à rapporter…

Comme le doute profite toujours à la personne mise en cause, les victoires sont extrêmement rares », détaille Me Mélanie Chabanol. Par ailleurs, un succès aux prud'hommes n'implique pas forcément une victoire au pénal. « Je me souviens du cas d'une salariée du secteur bancaire qui avait obtenu gain de cause devant la juridiction prud'homale, mais dont la plainte a été classée sans suite », révèle Me Chabanol, qui ajoute : « Il faut de plus être très prudent : lorsque l'on dépose plainte, il y a toujours le risque d'être accusé par la suite de dénonciation calomnieuse… ».

Parfois, cependant, ça marche. En 2009, le tribunal correctionnel de Lyon a créé l'événement en condamnant la société de messagerie DHL et l'un de ses cadres à respectivement 15 000 et 3 000 euros d'amende. Trois salariées du site DHL de Vénissieux avaient porté plainte contre le cadre, qui les pressurisait, les injuriait et avait pris l'habitude d'appeler les femmes de son service « des femelles ». C.B.


« Cela coûte cher à l'entreprise »

3 questions à… Sophie Soria-Glo, dirigeante du cabinet Le Nouveau Coaching Ethique et présidente de l'association Isthme-Recherches

Comment les entreprises gèrent-elles le harcèlement au travail ?

Le plus souvent très mal, ou pas du tout. Et pourtant, les mesures de prévention contre le harcèlement et la violence au travail, issues de l'accord interprofessionnel du 26 mars dernier, ont été rendues obligatoires le 31 juillet par un arrêté du ministère du travail… Mais cet arrêté est passé complètement inaperçu. Si les entreprises ne respectent pas ces recommandations et qu'elles se retrouvent confrontées à un cas de harcèlement, elles auront bien du mal à organiser leur défense…

Que pouvez-vous nous dire sur les harceleurs ?

Il existe différents profils, du pervers narcissique à l'ambitieux prêt à tout. Dans 5 % des cas, c'est le supérieur qui est agressé par un subordonné. On appelle ce phénomène du « harcèlement vertical ascendant », je le nomme pour ma part le syndrome « Iznogoud », l'employé qui veut devenir calife à la place du calife. Parfois, c'est la culture même de l'entreprise qui favorise le harcèlement moral. France Télécom est l'exemple le plus significatif de ce « management immoral ».

Dans tous les cas, le harcèlement moral coûte très cher à l'entreprise, puisqu'il est source d'absentéisme, de turnover (rotation de l'emploi, ndlr), de démotivation, d'accidents du travail, de procédures judiciaires…

Aux États-Unis, une étude réalisée en 2007 par le Workplace Bullying Institute révèle que le harcèlement moral coûte, chaque année, 24 millions de dollars à chacune des entreprises du Fortune 500…

Quelles solutions proposez-vous ?

Les entreprises doivent désormais rédiger une charte de référence, dans laquelle est détaillée la procédure à suivre en cas de harcèlement. À travers Isthme-Recherches, nous aimerions travailler avec des DRH à la rédaction de cette charte. Nous sommes prêts à le faire bénévolement pour ensuite délivrer gratuitement ce document à toutes les entreprises qui nous en feraient la demande. C'est un appel que nous lançons.

Recueilli par C.B.


Les clefs pour comprendre

1 Qu'est-ce que le harcèlement ? Il existe trois définitions.

Celle du Code du travail, article L1152-1 (2002) : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. »

Celle du Conseil économique et social (2001) : « Constitue un harcèlement moral tous agissements répétés visant à dégrader les conditions humaines, relationnelles, matérielles de travail d'une ou plusieurs victimes, de nature à porter atteinte à leurs droits et leur dignité, pouvant altérer gravement leur état de santé et pouvant compromettre leur avenir professionnel. »

Celle de l'Accord national interprofessionnel (2010) : « Le harcèlement survient lorsqu'un ou plusieurs salariés font l'objet d'abus, de menaces et/ou d'humiliations répétés et délibérés dans des circonstances liées au travail, soit sur les lieux de travail, soit dans des situations liées au travail. »

2 Quelle est la situation ?

En France, un salarié sur six estime être l'objet de comportements hostiles dans le cadre de son travail. C'est ce que révèle l'enquête Sumer, réalisée en 2003 par la Dares et la DGT (Inspection médicale du travail). Cette enquête démontre que les femmes et les salariés les moins qualifiés sont plus exposés que les autres. A contrario, les salariés des TPE de moins de 10 salariés évoquent plus rarement ce type d'agissements. Selon une étude menée par l'INRS en 2006, 65 % des cas de harcèlement moral se terminent par une perte d'emploi pour le salarié harcelé. En 2004, soit deux ans après la loi sur le harcèlement de 2002, 12 % des entreprises françaises avaient instauré des formations, 11 % avaient élaboré une charte d'entreprise, 5 % avaient mis en place des procédures d'alerte (source : ANDRH). Cependant, seules 25 % des entreprises considéraient que la loi avait eu un impact sur les pratiques. 5 % des Européens estiment avoir été victimes de harcèlement moral au travail (enquête 2005).

jeudi 28 octobre 2010

Communiqué du cabinet Le Nouveau Coaching Ethique

Le Coaching Ethique®, qui est ma marque déposée à l'INPI en 2002, annonce n'avoir aucun rapport avec le hub Viadeo dénommé "Coaching éthique" dont je viens de découvrir l'existence il y a peu.

La dénomination de ce hub Viadeo est-elle le simple fruit du hasard ou le produit d'un furtif glisssement de la sémantique ? Je laisse mes lecteurs en juger, car dans l'achat d'une prestation de coaching le client est roi.

Ma marque Le Coaching Ethique®, avec ses critères, a été largement médiatisée en presse écrite, radio et télévision par le cabinet Mentor Communication en 2002-2004, puis à travers la parution de mon livre sur le coaching selon l'Evangile chez InterEditions en 2005 (voir image ci-contre, à ce jour, 15 000 exemplaires vendus), ainsi que régulièrement depuis la création de ce blog à Noël 2007.

Encore tout récemment, je suis passée sur France Info (voir l'historique du blog pour connaitre toutes mes activités depuis fin 2007, ayant fermé mon site en 2006 j'ai préféré le format blog qui est plus souple à utiliser pour s'exprimer et annoncer mon actualité).

Depuis les 11 années que je suis coach certifiée, j'ai eu régulièrement des pleines pages dans les journaux, plusieurs passages en radios et télévisions nationales etc.

Qui peut donc encore ignorer parmi les coachs français que Le Coaching Ethique® est une marque déposée, connue et reconnue ? Et surtout, qu'elle est à moi ?!

Quoiqu'il en soit, "nul n'est sensé ignorer la loi"... (principe juridique de base).

Cependant, quelle n'a pas été ma surprise de découvrir tout à fait par hasard et récemment sur Viadeo un "hub" (blog) dénommé "Coaching éthique" qui porte PRESQUE, je dis bien PRESQUE (et là est toute la subtilité juridique de la chose) le même nom que ma marque et mon concept créés il y a huit ans et largement médiatisés.

En 2010, j'ai renommé mon cabinet Le Nouveau Coaching Ethique® pour signifier ma spécialisation dans le traitement du harcèlement moral, mais Le Coaching Ethique® (tout court) est toujours ma marque et donc mon idée !


La preuve sur le site de l'INPI (taper "Le Coaching Ethique", mon nom s'affiche comme étant la propriétaire de la marque déposée en 2002):
http://bases-marques.inpi.fr/Typo3_INPI_Marques/marques_recherche_marques.html

En 2002, à ma création d'entreprise, j'ai créé Le Coaching Ethique® pour signifier mes valeurs professionnelles de moralité dans la jungle impitoyable du coaching : déontologie, respect du secret professionnel, formation certifiante du coach qui a suivi auparavant une psychothérapie et qui est supervisé, ce sont les critères de ma marque dont je suis l'unique proprétaire.

Le Coaching Ethique®, ce n'est pas une façon de faire du coaching, ce n'est pas un nom commun avec un adjectif : c'est UNE MARQUE DEPOSEE (sinon l'INPI - Institut national de la propriété industrielle n'aurait pas accepté mon dépôt de marque ! or il l'a accepté il y a 8 ans et cela m'a coûté 200 Euros pour être protégée de tout piratage de mes idées).

Après ça, les autres qui veulent faire du coaching selon les mêmes critères (qui pour moi sont le minimum du professionnalisme) ne sont pas obligés d'appeler cela "Coaching éthique" car ce n'est pas un terme générique signifiant une certaine forme de coaching.

Le Coaching Ethique® c'est moi, c'est ma vision et c'est ma marque de fabrique. Point barre.

Or ce le nom de ce hub Viadeo "Coaching éthique" a été écrit par sa fondatrice sans majuscule à Ethique et sans l'article "Le" devant...

Cette ressemblance approximative m'empêche-t-elle alors de réagir en Justice sous le motif que le nom du hub est un nom commun avec un simple adjectif, ou bien la captation de sens est-elle évidente pour le lecteur ?

Voici la présentation du hub Viadeo "Coaching éthique" (je laisse les fautes d'orthographe):

"
Hub destiné à réunir des professionnels du coaching exerçant cette profession dans le respect de l'éthique et de la déontologie (formation longue, supervision,code de déontologie, adhésion à une asociation).

Rôle du Hub : permettre aux memebres de se rencontrer et de se connaître. Permettre des partenariats.

Sont également accueillies les personnes souhaitant recevoir des renseignements sur ce métier, ou à la recherche d'un coach" éthique"."


Voici à présent un extrait de la présentation de la nouvelle société de la personne qui a créé ce hub "Coaching éthique" :

"Toujours avec le même professionnalisme qui caractérise la Société XXX Coaching, les mêmes valeurs fondamentales d’accueil, d’ouverture et de respect, [sa nouvelle filiale] la Société XYZ est un espace ouvert à tous, débutants, coachs, psychothérapeutes, éducateurs, et passionnés de psychologies et de développement personnel.

Que peut-on penser d'un décalage entre les belles déclarations d'intention et les actes ?

L'éthique, ce n'est pas dans les paroles mais dans les ACTES.

Autrement, on n'aurait pas une telle situation politique en France où les dirigeants font des promesses qu'ils ne tiennent pas, ni dans les entreprises où les multiples chartes de valeurs, toutes plus belles les unes que les autres, n'empêchent pas le harcèlement moral par exemple, ni les autres siuations dramatiques que nous connaissons.

De même, le plus beau contrat de coaching tripartite entre le coach, l'entreprise et le coaché, n'empêche pas la rupture du secret professionnel du coaching si lamoralité du coach n'est pas fermement accrochée à ses "cojones" car l'entreprise menace parfois le coach de lui retirer les clients s'il ne raconte pas toutes les confidences du coaché à la Direction et à la DRH.

C'est d'ailleurs pour cela que j'ai créé Le Coaching Ethique®, j'en avais assez d'entendre les entreprises me dire : "Alors Madame Soria, comment se passe le coaching de M. Untel ? Il en est où ? Il vous a dit quoi à tel sujet ? Allez, faites un effort commercial Madame Soria...!".

Donc j'ai perdu de nombreux clients entreprises pour avoir refusé de répondre...

Et j'ai créé Le Coaching Ethique® pour les personnes qui veulent leur propre coach ainsi que pour les entreprises qui sont prêtes à respecter la parole donnée sur le secret professionnel sans persécuter le coach avec cela.

Evidemment, j'ai perdu de l'argent, mais j'ai gagné la tranquillité avec ma conscience. Du coup, j'ai développé une clientèle privée plus importante et ça a compensé le reste.

C'est cela, l'historique de ma marque Le Coaching Ethique®, ce n'est pas un coup marketing pour attirer le gogo.

Bref, pour en revenir à nos moutons, j'ai demandé plusieurs fois à la coach responsable du hub "Coaching éthique", qui est aussi la directrice de 2 sociétés, de changer le nom de son hub Viadeo, mais sans aucune réponse à ce jour.

Or, selon le Support Membres Viadeo à qui j'ai demandé d'intervenir sur le sujet en desespoir de cause, je ne peux pas avancer vis-à-vis de Viadeo qu'une coach qui agirait ainsi à mon encontre ferait de la "concurrence déloyale" ou du "parasitisme par appropriation des idées, des concepts et de la notoriété d'autrui", et ceci dans le but de faire changer le nom du hub directement par Viadeo.

Viadeo ne prend pas en compte la Netiquette ni les bons usages dans les affaires pour intervenir : ce réseau social ne peut intervenir que si une décision de justice le lui confirme.

Mon problème, qui est aussi le vôtre chers lecteurs, est le suivant : je passe régulièrement dans les médias et il ne faut pas qu'il y ait matière à confusion dans l'esprit des "consommateurs" entre mon cabinet Le Coaching Ethique® et ce hub "Coaching éthique" qui renvoie directement vers une société de coaching concurrente.

Car tout client d'uun coach est aussi un consommateur qui doit savoir ce à quoi il a droit quand il achète une prestation de coaching.


Où en est le Droit français sur la question ?

La concurrence déloyale et le parasitisme :

http://encyclo.erid.net/document.php?id=130

La contrefaçon de marque :

http://www.inpi.fr/fr/connaitre-la-pi/lutte-anti-contrefacon.html


http://www.creation-entreprise.fr/la-contrefacon-de-marque-n4865.html

Et la contrefaçon de marque par "effet miroir" :
(ARTICLE sur le site Village de la Justice)

La contrefaçon de marque par « effet miroir », par Philippe Rodhain, CPI.


Une marque est jugée imitée lorsque le signe incriminé présente avec celle-ci des ressemblances visuelles, phonétiques ou intellectuelles telles que le consommateur risque fort de croire que les produits ou services en cause proviennent de l’entreprise titulaire de la marque ou, le cas échéant, d’entreprises économiquement liées à elle.

Toutefois, le périmètre de l’imitation est souvent délicat à cerner, compte tenu des degrés de reproduction possibles qui vont de la confusion évidente à l’imitation savament déguisée.

La qualification d’imitation illicite dépend donc du seuil au-delà duquel la ressemblance est suffisament frappante pour que naisse un risque de confusion dans l’esprit du consommateur.

D’un point de vue objectif, le risque de confusion doit être appréhendé globalement, en prenant en considération tous les paramètres et facteurs qui caractérisent les marques en conflit.

Un arrêt symptomatique de la Cour d’appel de Paris illustre mieux encore ce subtile exercice d’appréciation de l’imitation.

En effet, la Cour a retenu un risque de confusion entre les marques ITAT et TATI au motif que « par l’effet miroir lié à l’inversion de l’ordre de ces lettres, la dénomination incriminée constitue la parfaite symétrie de la marque première, de sorte que les deux signes peuvent être pareillement lus […] le consommateur sera conduit à croire à un jeu conceptuel et à associer les deux signes en présence en leur attribuant une origine commune en forme de déclinaison de la marque première ».

Ce nouvel angle d’attaque de la contrefaçon « par effet miroir » a de quoi surprendre, dans la mesure où la caractérisation de l’imitation ne procède pas d’un constat objectif, résultant de la comparaison des signes tels que déposés, mais d’une mise en situation inversée du signe incriminé.

Mais comme le disait Jean de La Fontaine, on accuse toujours les miroirs d’être faux.

Cour d’appel de Paris, 4ème Ch., sect. A, 26 novembre 2008 (RG 2008/09743).

Philippe Rodhain CPI
Conseil en propriété industrielle - Associé Fondateur
Chargé d’enseignement Bordeaux IV Master II Droit de la Vigne et du Vin et Master II Intelligence Economique.


Dans le cadre de mon cabinet Le Coaching Ethique®, je me tiens à la disposition de toute personne qui a besoin d'un coach de bonne qualité éthico-professionnelle, capable de coacher efficacement dans tous les secteurs et les divers types de problématiques notamment la communication, et ceci avec une moralité au-dessus de tout soupçon.

Le Coaching Ethique® : préférez l'original !

Et comme disent les Américains "Ethics pay" !


lundi 25 octobre 2010

Harcèlement moral : le Code du Travail s'aligne sur le Code Pénal

Lu sur le portail du droit "Conseil Juridique.eu" (le magazine du conseil juridique).

Harcèlement moral en entreprise : le Code du travail aligné sur le Code pénal

Publié le 12 octobre 2010 par Jérôme Albert

Une loi du 9 juillet 2010 aligne les sanctions relevant du Code du Travail sur celles relevant du Code du Pénal en matière de harcèlement moral au travail. Décryptage.

Jusqu’alors, la législation française distinguait deux infractions pénales concernant les faits de
harcèlement moral commis dans le cadre d’une entreprise.

La première relevait du Code du Travail et prévoyait des sanctions sur des agissements de harcèlement entre un employeur et un salarié ou entre plusieurs salariés, quel que soit leur position hiérarchique dans l'entreprise.

La seconde infraction était encadrée par le Code pénal et punissait les mêmes faits susceptibles de survenir au sein même d’une entreprise, mais aussi au-delà puisque des agissements de harcèlement moral commis par un client à l’égard de son fournisseurs, et vice-versa, étaient aussi visés.

La loi du 9 juillet 2010 aligne les sanctions prévues par la Code du Travail sur celles du Code pénal.Auparavant, les peines encourues suite à des faits de
harcèlement moral au travail différaient selon qu’elles entraient dans le cadre d’un des deux textes législatifs : Dans tous les cas, le harcèlement moral était passible, au maximum, d’un an de prison. Mais le montant maximal de l’amende variait de 3 750 € (Code du Travail) à 15 000 € (Code pénal).

Désormais, les auteurs d'infractions de
harcèlement moral sont passibles, dans le Code du travail comme dans le Code pénal, d'une peine de prison d'un an et/ou d'une amende de 15 000 €, assorties, le cas échéant d'une peine complémentaire d'affichage ou de diffusion publique de cette décision de justice.


Le harcèlement moral au coeur d'un sondage

Lu dans LE FIGARO en ligne aujourd'hui
http://www.lefigaro.fr/entreprise/2010/10/24/05011-20101024ARTFIG00237-les-collaborateurs-prets-a-desobeir.php

Les collaborateurs prêts à désobéir

Selon un sondage, huit sur dix affirment être capables de dire «non» à leur chef.

Désobéir à sa hiérarchie : une attitude qui monte dans l'entreprise ? C'est en tout cas ce que constatent les Éditions Tissot, spécialistes du droit du travail, qui ont chargé l'institut de sondages OpinionWay de mesurer le degré de désobéissance au travail. Selon l'étude menée en septembre, 83 % des Français estiment que l'on peut «dire non» à son patron. Les raisons qui pourraient pousser à la désobéissance ? L'injustice ressentie vis-à-vis d'eux-mêmes (64 %), mais aussi le fait de nuire à un collègue (51 %) et plus concrètement des annulations de vacances (44 %) ou le dépassement des horaires (25 %). Mais comment le patron réagirait-il à ce refus ? Positivement selon 37 % des salariés. Tandis que 33 % pensent qu'il leur rendrait la vie impossible… Des avis partagés qui expliquent l'écart entre la volonté de dire non et le passage à l'acte.
Dans les faits, 63 % des salariés ont déjà dit non, plutôt dans le public (71 %) que dans le privé (62 %) et davantage les hommes que les femmes. En tête des refus viennent les modifications du contrat de travail, le dépassement d'horaires, la surcharge de travail ou des objectifs inatteignables, et le harcèlement moral…

N'abandonne surtout pas !

http://www.youtube.com/watch?v=kFMbx9q3cAE

Une vidéo magnifique qui motive à poursuivre ses rêves, tout en philosophant sur la jalousie, mobile bien connu du harcèlement moral !

Ceux qui vous jalousent sont en fait ceux qui vous admirent... et en voila, un changement de perspective !...

A bientôt,
Sophie

mardi 14 septembre 2010

Les consultations de souffrance au travail

Bonjour,

Si vous êtes victime de harcèlement moral, avant de vous lancer bille en tête dans un combat juridique dont l'issue est incertaine, il vous faut d'abord établir un sérieux dossier médical qui pourra vous servir à négocier avec l'aide d'un avocat et d'un coach.

Vous trouverez, en cliquant sur le lien suivant, la carte de France des consultations de souffrance au travail par régions :

La carte de France : http://www.karlotta.com/set.html


La liste des consultations par département : http://www.atousante.com/risques_professionnels/sante_mentale/souffrance_au_travail_consultations_specialisees

(Attention de bien consulter dans un hôpital auprès d’une consultation spécialisée et non auprès d’un centre de psychothérapies qui ne pourra pas vous faire de certificat médical).



ET POUR ALLER PLUS LOIN...

Si vous voulez en savoir plus sur le harcèlement moral, venez au petit-déjeuner débat que j'organise bénévolement le 14 octobre prochain avec d'autres experts à Paris sur le thème : "Du harcèlement moral au management immoral, quelles perspectives pour l'entreprise et pour les victimes ?"

Toutes les infos à découvrir sur l'événement, en allant sur le blog de ma nouvelle association ISTHME-Recherches (Institut international sur les souffrances au travail et le harcèlement moral) :

http://isthme-recherches.blogspot.com/

Cette conférence est réservée aux victimes ainsi qu'aux dirigeants et managers, aux Directeurs et Responsables Ressources humaines en entreprises, aux membres des CHSCT et des institutions représentatives du personnel. La participation aux frais est de 30 Euros (uniquement pour rembourser les frais de location de la salle).

Pour demander le programme et votre bulletin d'inscription : envoyez-moi un mail à isthme.recherches@gmail.com

Plus d'infos ? Des questions ? Si vous souhaitez me contacter pour des renseignements ou pour des entretiens de coaching spécialisé : coachingethique@gmail.com (coaching en face-à-face ou par téléphone pour les longues distances, en régions et à l'étranger).

J'anime aussi un groupe de parole mensuel et gratuit pour les victimes de souffrances au travail et de harcèlement moral à Paris avec l'AVIP (Association d'aide aux victimes violences psychologiques dans la vie privée ou professionnelle).

Pour participer à ce groupe spécialisé sur le harcèlement au travail, vous pouvez aussi m'envoyer un mail à coachingethique@gmail.com

L'AVIP a également des groupes de parole similaires dans plusieurs grandes villes. Pour vous inscrire : coachingethique@gmail.com



A bientôt,


Sophie Soria-Glo
coachingethique@gmail.com
Plus d'infos ? Une question ? Contactez-moi par mail.

Pour mieux me connaître et découvrir mon parcours professionnel qui m'a amenée jusque là, vous pouvez consulter mon profil sur le réseau social Viadeo : http://www.viadeo.com/fr/profile/sophie.soria1

Cliquez aussi sur le lien "Message plus ancien" en bas de votre écran d'ordinateur pour voir mes conseils aux victimes et mes articles sur le harcèlement moral. Avec des chiffres exclusifs sur combien coûte le HM aux entreprises américaines.

Pour lire d'autres articles sur le harcèlement moral, voir aussi le hub (blog) de ISTHME-Recherches sur Viadeo :

http://www.viadeo.com/hu03/002bn0adlk9w91j/association-isthme-recherches

Et j'ajoute un remerciement spécial à notre partenaire, la graphiste Sophie Lopez, qui est en train de nous créer une charte graphique pour l'association ISTHME et le cabinet Le Nouveau Coaching Ethique. A nouvelle activité, nouvelle image !

Si vous avez besoin d'une graphiste intelligente, sympa, efficace et aux tarifs abordables, contactez-la de ma part sur son site : http://www.melimotifs-creation-graphique.com/





Harcèlement moral : conseils aux victimes

HARCELEMENT MORAL : CONSEILS DU COACH POUR LES VICTIMES

Sur France Info, en 5 mn on ne peut pas tout dire, donc je complète ici avec d’autres conseils.

Merci à Philippe Duport, journaliste, de m’avoir invitée dans sa chronique sur le monde du travail où des experts répondent en direct aux questions des auditeurs.

La question de l’auditeur de France Info :
« Mon supérieur m’appelle le soir, en dehors des heures de bureau. Il m’envoie des emails le week-end. Il me met la pression et me fait des remarques désobligeantes devant tout le monde. J’en souffre et je me demande si je ne pourrais pas l’attaquer pour harcèlement moral. »


La réponse de l'avocat :
« Si nous reprenons la définition légale du harcèlement moral, telle que visée à l'article L1152-1 du Code du travail, la loi prévoit qu'"aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel".

Il découle de cette définition que n'importe quel fait, qui se déroule dans le cadre du travail ou en périphérie directe de la relation de travail, et qui entraine une dégradation des conditions de travail peut être, a priori, constitutif de harcèlement moral, à condition qu'il soit répété (ce qui exclu les faits uniques et isolés).

Peu importe l'intention de l'employeur, ce qui est considéré par le juge ce sont les conséquences pour le salarié (conditions de travail, état de santé,...).

Il a d'ores et déjà été jugé en jurisprudence que le fait de faire des remarques désobligeantes, devant des collègues ou devant des clients de l'entreprise, peut être un des éléments constitutifs du harcèlement moral (sous réserve des conditions rappelées précédemment, de répétition notamment). Il en est de même lorsque l'employeur affiche régulièrement son mépris pour un salarié et refuse tout dialogue avec lui. La jurisprudence estime que ce comportement dénote un manque de loyauté qui, s'il entraine une dégradation des conditions de travail, peut être un élément constitutif de harcèlement moral.

En tout état de cause, ces remarques désobligeantes, cumulées à une pression systématique, les appels en dehors des heures de travail, ... sont à apprécier dans le cadre de l'ensemble des faits subis par le salarié.

Il peut également être important de connaitre les répercussions médicales de ces faits : si le salarié a du être arrêté ou placé en inaptitude, ... il sera d'autant plus aisé de démontrer que c'est l'attitude de l'employeur qui est à l'origine de la dégradation des conditions de travail et de santé du salarié et, partant, de démontrer l'existence des faits de harcèlement moral.

Dans ces hypothèses, il est important que le salarié consigne scrupuleusement par écrit l'ensemble des faits qu'il subit et les situations qui génèrent stress et angoisse afin de pouvoir argumenter sa demande devant le juge. »


Ma réponse de coach
Il ya plusieurs cas de figure et divers critères à prendre en considération pour bien cerner le problème et trouver la solution adaptée, avant de se lancer bille en tête dans un combat juridique.

Tout d’abord, si la jurisprudence ne tient pas compte du critère subjectif qu’est l’intention de nuire, moi en tant que coach j’en tiens compte.

Il y a en effet divers types de harceleurs et, selon leur profil, la stratégie à adopter pour vous en sortir sera différente.

Les profils :

1- Le manager mal organisé : il stresse et il vous stresse, face à lui c’est encore possible de négocier en ayant une conversation franche et sincère. Mais attention à ménager sa susceptibilité, il pourrait mal le prendre.

2- Le harceleur pervers qui a décidé sciemment de vous détruire : face à lui / elle, vous avez peu de chances. C’est un manipulateur et, comble du comble, il arrive à se faire souvent passer pour la victime. Il retourne la situation à son avantage et obtient des soutiens contre vous.

3- Le management immoral : votre supérieur hiérarchique pratique un management par la terreur qui met les gens sous pression en espérant les rendre plus compétitifs, ou bien il veut vous pousser à partir sans vous payer vos indemnités de licenciement.

Dans ces deux derniers cas, tout dépend alors si l’entreprise soutient le harceleur, voire si elle lui a donné des ordres pour pratiquer ce type de management et ces méthodes peu recommandables qui sont de plus en plus à la mode. Paradoxalement, l’entreprise se range souvent du côté du harceleur et ne soutient pas la victime.

Les nouvelles dispositions légales pourraient changer tout cela, mais rien ne garantit que les entreprises les respectent (voir mes posts précédents sur la nouvelle loi).

Un combat juridique est long et son issue demeure incertaine, vous en avez au minimum entre 3 et 5 ans de procédures. Or, mieux vaut une bonne transaction qu’un mauvais procès. Et parfois la fuite est préférable à un combat où l’on part perdant.

Cependant il ne faut JAMAIS démissionner, afin de ne pas se retrouver au chômage et sans indemnités.

Si l’entreprise (Direction, ressources humaines) soutient votre supérieur hiérarchique comme cela se passe dans la plupart des entreprises (voir aussi mes posts précédents), vous n’obtiendrez pas gain de cause facilement : ni en essayant de faire reconnaître vos droits, ni en attaquant d’emblée en Justice. Ce sera même quasiment impossible.

Il vous faudra trouver une autre issue.

Lisez le témoignage que j’ai reçu récemment de la part de Monique, infirmière dans une clinique privée. Elle s’est certes bien entourée, mais pas assez tôt pour avoir encore les forces de trouver un autre travail. Elle était déjà détruite.

Monique a cru que le bon droit serait respecté. Elle a eu confiance en son employeur. Or c’est justement l’erreur que les victimes ne doivent pas commettre : en cas de HM, n’attendez rien de votre entreprise !

Je précise que Monique n’est pas ma cliente. Son témoignage démontre que le combat juridique seul n’est pas une solution.


Le témoignage de Monique :
« J'ai subi un harcèlement moral à mon travail dans un premier temps par une collègue.


J'en ai parlé à ma direction.... Qui a pris la relève... eux aussi, ils m’ont harcelée avec elle…

Résultat : je viens d'être déclarée en invalidité catégorie 2. J'ai 51 ans.

J'ai consulté un avocat pour mette mon affaire aux Prud'hommes et il m'a laissée tomber ... J'en ai consulté un autre qui m'a rétorqué que je n'avais pas les moyens de me battre contre mon puissant employeur...
Cependant il m'a demandé de régler 600 Euros.

Je me suis défendue seule aux Prud'hommes… J'ai été déboutée...

J'ai fait appel... Et après avoir consulté deux avocats, j'ai enfin trouvé celui qui va me défendre en appel...

Heureusement que j'avais ma famille, mes amis, mes médecins (généraliste et psychiatre) auprès de moi, car je ne serai plus là…

Je suis détruite... Et la loi ....les textes...

Les suicides continuent chez France Télécom… Qui s'en soucie ??

J'en arrive à dire que les gens harcelés sont des parasites... Nous sommes mis de côté....

Depuis 2008, j'attends que mon appel passe en jugement ...
Et ensuite je verrai ...

Je ne pouvais pas changer de boulot car j'étais très mal, très très mal....
En état de choc émotionnel!

Facile à dire, de changer de boulot…
Pourtant, cela aurait été possible... Car je suis infirmière…

Il fallait que je me reconstruise... J'avais trente années de carrière derrière moi... Vous croyez que l'on peut tourner la page???

J'étais bien dans ma vie... J'abordais ma fin de carrière paisiblement… Mon mari allait être en retraite... J'avais un état d'esprit trop cool… J'étais sur un petit nuage de bien-être... lorsque cette histoire m'est tombée dessus… »


Ce que le témoignage de Monique nous démontre :
Se préserver et prendre la fuite est souvent l’unique issue. Quand le harcèlement ne vous a pas encore détruit, vous pouvez chercher un autre travail. Surtout si un coach vous aide, vous soutient et vous oriente.

L’apport d’un coach spécialisé en traitement du harcèlement moral est important. Il ne faut pas se réveiller trop tard ni espérer que la Justice vous rendra Justice pendant que vous restez dans la même situation.

Le rôle de la Justice n’est pas d’être une thérapie réparatrice pour les victimes… surtout qu'il y en a au moins pour 5 ans avant que ça se débloque étant donnée la longueur des procédures judiciaires (tribunaux encombrés, multiples recours de l'employeur qui ira d'appel en cassation etc.).

Au premier signe de harcèlement moral, il faut vite savoir s’entourer afin d’éviter la destruction totale. Faire appel seulement à un avocat n’est pas suffisant. L’avocat vous donnera les réponses juridiques et uniquement celles-là. C’est normal, c’est son travail.

Le coach spécialisé pourra vous donner les réponses sur l’emploi et sur votre avenir professionnel. Vous affronterez la situation de harcèlement moral en restant dans le bien-être, ce qui vous donnera des forces pour réagir et vous reconstruire.


Que faire si vous êtes harcelé-e ?
Comment sortir vainqueur de cette épreuve terrible qu’est la « psycho-terreur » au travail ?

C’est difficile d’y arriver seul et vite, parce que le harcèlement vous a fragilisé. Vous avez donc besoin d’un allié, votre coach.

Votre ou vos harceleurs, eux, ne sont pas seuls. Surtout si la hiérarchie ferme les yeux, voire les soutient officieusement, ce qui est le cas le plus fréquent jusqu’à présent…

Avec un coaching spécialisé, vous pourrez en 7 étapes :

1- Sortir de la situation de harcèlement en gagnant du temps et de l’argent, tout en préservant votre avenir professionnel.

2- Retirer à votre harceleur son pouvoir de nuisance afin de restaurer votre dignité, votre self-estime et votre confiance en soi.

3- Trouver des forces nouvelles en vous-même pour avancer et vaincre l’adversité.

4- Retrouver le goût de vivre et l’enthousiasme pour entreprendre et pour aimer.

5- Bâtir de vraies solutions professionnelles pour construire votre vie future.

6- Résoudre la situation de harcèlement pour rester dans l’entreprise ou trouver un autre emploi très vite si la situation est vraiment bloquée (évaluation et perspectives).

7- Trouver les solutions financières de réparation (si vous êtes fort, vous pouvez faire pression sur l'employeur qui fuit ses responsabilités et l'obliger à une transaction financière pour vous indemniser, avant votre départ vers un autre job).

Je vous aide aussi :

- A définir les possibilités stratégiques qui se présentent pour vous défendre pendant la période de harcèlement (rester, partir, attaquer, contre-attaquer, contre-manipuler, chercher du travail ailleurs, attendre en préparant votre sortie, etc. …).

- A évaluer les risques et les succès de chaque possibilité de défense stratégique qui s’offre à vous en fonction de votre environnement de travail et des forces en présence, de façon adaptée à chaque situation : harcèlement pervers ou managérial, harceleur soutenu ou non par l’entreprise, loi sur le harcèlement appliquée ou non, possibilité de médiation, conflits non traités par l’entreprise, difficultés pour obtenir des témoignages, etc. …

- A préparer et mettre en place le plus tôt possible les bonnes stratégies orientées vers l’avenir pour votre reconstruction et votre réussite professionnelle.

- A optimiser votre efficacité juridique en travaillant en binôme avec votre avocat, en choisissant les options avec lui et vous, en vous préparant aux audiences comme un coach sportif et en venant avec vous au Tribunal le Jour J.


On a voulu vous casser ? Ne vous découragez pas ! Devenez à nouveau un vainqueur qui réussit. Croyez en votre victoire : avec votre coach, la victoire est possible.

Ne restez plus isolé-e, contactez-moi ! Evitez-vous des années de souffrance inutile.

Parlons-en ensemble.

Je vous accompagne jusqu’au au bout du tunnel, là où se trouve la lumière.

Et pour finir, lisez le témoignage que m'envoie aujourd'hui mon amie Béatrice, dirigeante d’une boutique de prêt-porter dans un grand magasin de Lille, à qui j'avais donné quelques conseils amicaux pour qu'elle bouge.


Voici ce qu'elle m'a répondu tout à l'heure quand je lui ai annoncé par mail que je passais à la radio sur France Info et que j'organisais le 14 octobre un petit-déjeuner débat sur le harcèlement moral (voir le lien ci-dessous).


Le témoignage de Béatrice

« Je viens d’être élue déléguée syndicale CFDT, après 12 ans de harcèlement et de souffrances à mon travail.

La boutique de mode dont je suis responsable est revenue à la vie. Les responsables de mon entreprise n'en finissent pas d'éloges et ils s’aperçoivent de l'erreur commise !

En fait, mon ancienne collègue depuis 12 ans allait pleurer dans les bras de tous les chefs de rayons qui se sont succédés et des dossiers mensongers et calomniateurs se sont accumulés contre moi tout au long de ces années passées.

Tout cela m'aurait sauté à la gorge si je les avais attaqués. C'est pourquoi je ne suis pas allée dans ce sens.

Maintenant, mon travail et mes résultats, ainsi que la chute du chiffre d’affaires des concurrents, prouvent que toutes ces accusations contre moi étaient fausses et mensongères !!!!

Mon pardon a touché une petite collègue qui avait témoigné contre moi en se laisssant impressionner par la pression générale à mon encontre. Elle m’a dit qu'elle s'était sentie comme Pierre dans le film "La passion de Jésus" lorsqu'il a trahi Jésus...

Je suis à présent très heureuse à mon travail, c'est un magasin FORMIDABLE avec une direction très familiale et respectueuse. Nous aurons l'occasion de partager tout cela. »

Un témoignage qui donne de l’espoir…

A bientôt,

Sophie Soria-Glo
coachingethique@gmail.com

Plus d'infos ? une question ? Contactez-moi par mail ou exprimez-vous sur ce blog !

Et inscrivez-vous au petit-dejeuner débat sur le harcèlement moral que j'organise le 14 octobre, avec mon association : http://isthme-recherches.blogspot.com/