jeudi 29 mai 2014

CONFERENCE 23 JUIN A 19H : HARCELEMENT MORAL ET VIOLENCES DANS LA VIE PRIVEE ET LA FAMILLE AVEC LEURS CONSEQUENCES SUR LES ENFANTS, LA DOUBLE APPROCHE D’UN COACH ET D’UN AVOCAT

Bonjour tout le monde ! Je vous invite à ma conf sauf les harceleurs bien sur ! Mais toutes les victimes sincères et les pros sont les bienvenus. Les harceleurs patentés, provocateurs et faiseurs de scandale malintentionnés seront mis dehors manu militari parce qu'on n'hésitera pas à appeler la Police pour troubles à l'ordre public. Ce n'est pas facile d'être la coach spécialiste de la défense des victimes du harcèlement mais on survit malgré tout quand même...

COMMUNIQUÉ

L’Espace Bernanos organise une conférence le lundi 23 juin 2014 à 19h sur le thème :

HARCELEMENT MORAL ET VIOLENCES DANS LA VIE PRIVEE ET LA FAMILLE
AVEC LEURS CONSEQUENCES SUR LES ENFANTS
LA DOUBLE APPROCHE D’UN COACH ET D’UN AVOCAT

SOPHIE SORIA-GLO, coach certifié, spécialiste de la reconstruction des victimes de violences psychologiques dans le couple, la famille et l’entreprise, auteur de « Un coach nommé Jésus » (InterEditions).

MAITRE LAURENT HINCKER, avocat à Strasbourg, Paris et Marseille, spécialiste en Droit des personnes, de la famille et de leur patrimoine, auteur de « Le harcèlement moral dans la vie privée : une guerre qui ne dit pas son nom » (Ed. L’Harmattan).

La conférence est pour toute personne a besoin de se défendre face à un manipulateur voire un pervers narcissique, pour toute personne intéressée qui ne veut pas être en butte à la manipulation hostile d’un manipulateur pervers ainsi que pour tous ceux qui sont en relation avec ce type de problématiques dans leur profession (métiers du social et de l’enfance, médecins, enseignants, avocats, conseillers conjugaux, médiateurs familiaux, policiers et gendarmes, etc.).

La famille, cellule de base de la société, devrait être un lieu où l’on apprend, enseigne et vit l’Amour. Mais elle est parfois le lieu de manipulations mentales perverses et destructrices sur le plan émotionnel, autant pour l’un des conjoints du couple que sur les enfants qui vivent ces formes d’abus depuis leur plus jeune âge.

Les enfants témoins de violences du couple dans le huis-clos familial des familles dysfonctionnelles ont été répertoriés par les scientifiques comme pouvant connaître l’échec scolaire, l’instabilité sociale, la toxicomanie et la délinquance. A l’âge adulte ils peuvent reproduire ces violences psychologiques voire physiques sur leur conjoint et dans leur entourage professionnel (subordonnés, supérieur hiérarchique, collègues).

Les femmes victimes d’un conjoint manipulateur toxique communément nommé « pervers narcissique » ou « manipulateur destructeur » voire « destructeur familial » selon la terminologie des USA, doivent-elles rester avec un tel mari et vivre l’enfer du sacrifice en attendant qu’il change, ou bien doivent-elles au contraire partir pour pouvoir se reconstruire et offrir à leurs enfants une vie normale à laquelle ils ont droit ?

Pour donner un exemple, sur les 80 000 appels reçus chaque année par le Numéro Vert 3919 d’écoute sur les violences dans le couple, 84% concernent des violences psychologiques qui détruisent la personnalité : humiliations, critiques dévalorisantes, insultes, dénigrement systématique, etc., le tout constituant un harcèlement véritable, de la même façon que le harcèlement moral dans l’entreprise.

Même si ces violences ne sont pas visibles, elles n’en peuvent pas moins être décodées par des professionnels — assistantes sociales, éducateurs spécialisés, gendarmes, policiers, avocats, médecins, enseignants, conseillers conjugaux, médiateurs familiaux etc. — à condition que ceux-ci aient été formés ainsi que le prévoient :
  • la loi du 9 juillet 2010 « relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants »,  

  • et la Convention d’Istambul du Conseil de l’Europe du 11 mai 2011 « sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

La formation permet de détecter le harcèlement et la pathologie du manipulateur pervers, afin de les distinguer d’un simple conflit de couple derrière lequel se réfugie le plus souvent le harceleur pour minimiser ses faits et gestes et éviter toute solution. La formation permet aussi de détecter le manipulateur pervers dans le discours de la victime par une écoute adaptée et des critères de comportement. Elle aide tout professionnel à prendre les mesures nécessaires pour la protection des victimes par la mise à distance du manipulateur toxique.

Me Laurent Hincker a été auditionné par la Commission des Affaires Sociales du Sénat dans le cadre de la proposition de loi renforçant la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes (loi votée le 9 juillet 2010). Sophie Soria-Glo qui participe à de nombreux colloques et conférences, a été auditionnée à l’Assemble Nationale par la Mission parlementaire sur les violences faites aux femmes dans le cadre de la même loi.

En se basant sur les témoignages des nombreuses victimes qu’elle a accompagnées en entretiens de coach, Sophie Soria-Glo, également auteur d’un ouvrage de référence sur le coaching selon le Christ dès 2005, apporte ici sa vision sur la position de victime de harcèlement dans le couple et la famille, des critères de discernement et d’écoute ainsi que des conseils psychologiques, comportementaux et stratégiques pour que chaque victime puisse s’en sortir et se reconstruire.

L’avocat Laurent Hincker, auteur d’un ouvrage sur ce le harcèlement moral dans le couple et la famille, fera le point sur la procédure à suivre pour les victimes et la protection de leurs enfants témoins de ces violences, ainsi que sur la formation des professionnels confrontés à ces problématiques.

Lundi 23 juin 2014 à 19h

Harcèlement moral et violences dans la vie privée et la famille
Avec leurs conséquences sur les enfants
La double approche d’un coach et d’un avocat

Espace Georges Bernanos
4 rue du Havre Paris 9è  — M° Havre Caumartin ou St-Lazare

Participation libre (conseillée 5€)

GROUPE DE PAROLE MENSUEL POUR LES VICTIMES ANIME PAR SOPHIE (c'est moi !). ADRESSE COMMUNIQUEE SUR DEMANDE AUX VICTIMES - LES VRAIES - PAR MAIL à MON ADRESSE PRO : coachingethique@gmail.com

Les autres peuvent rester chez eux et arrêter de m'embêter. Merci à eux. 

mardi 4 février 2014

VIOLENCES CONJUGALES : UNE PLATE-FORME POUR LES VICTIMES



La chaine de télévision publique FRANCE 2 lance une nouvelle plate-forme d'expression et d'information à l'attention des victimes de violences dans le couple. 

Vous pouvez témoigner et c'est ici http://www.francetv.fr/temoignages/violences-conjugales/

Vous pouvez aussi venir à ma conférence du 11 février à NANTES sur ce sujet (voir post suivants). 

France Télévisions se mobilise contre les violences conjugales qui tuent une femme tous les deux jours et demi en France, alors que seule une femme victime sur dix ose porter plainte. Une plateforme est mise en place pour recueillir des témoignages. Et mercredi 5 février, une soirée sur France 2 est consacrée à ce sujet. Durant toute la semaine, des reportages sont également diffusés.

En cliquant sur ce lien, on peut voir l'interview d'un conjoint violent qui se fait soigner en thérapie de groupe pour hommes violents : http://www.francetvinfo.fr/societe/violences-conjugales-parler-ne-suffisait-plus-il-a-semble-evident-de-mettre-un-coup_520933.html




Sur la plate-forme, France 2 accueille aussi le témoignage d'hommes violents. Ici par exemple le témoignage de Bruno, homme violent avec son épouse, montre combien le passé de l'adulte ancien enfant TEMOIN de violences dans le couple parental, influe sur le comportement violent de l'homme adulte : 

Bruno témoigne

Bonjour à tous, je ne sais pas trop comment m'exprimer alors si vous le voulez bien je vais d'abord me présenter. Je suis un homme, marié et papa d'une petite fille. Je suis français elle est japonaise. On a un projet ensemble à long terme même si aujourd'hui on se reconstruit chacun de notre côté (Non non rien à voir avec le sujet ici je vous rassure). Néanmoins je souhaitais m'exprimer un peu. Je suis quelqu'un de discret, tolérant, non violent et d'un naturel plutôt calme. Pourtant j'ai été violent (voir très violent) plusieurs fois au cours de ma vie envers uniquement des membres de ma famille (soeur, père non géniteur et enfin mon épouse ...). Le moment qui m'a fait passer à l'acte a à ma connaissance toujours été sur le même schéma. Je suis quelqu'un de susceptible, je n'aime pas les reproches quand ils ne sont pas fondés et je sens bouillir en moi quelque chose qui m'est très désagréable et qui finit par s'exprimer très rapidement et de manière incontrôlable ... (je suis quelqu'un d'imprévisible oui) ... ou presque ... toutes les fois JE N'AI PAS AIME encore plus les fois contre ma tendre épouse qui m'a tout donné ! Je n'ai pas compris mon geste la première fois, j'aurai pu facilement l'éviter mais ... je ne sais pas ... je suis revenu ... J'ai été très choqué car je me rappelle avoir beaucoup parlé ensuite à ma chérie pendant que j'attendais la venue de mon frère aîné pour ME venir en aide ... mon épouse était dans un coin de l'appartement, recroquevillée sur elle même, elle avait peur ... Je me rappelle l'avoir tapée à plusieurs reprises au niveau des cuisses, elle n'a pas vraiment eu de séquelles suite à cette agression de ma part et m'a d'ailleurs "pardonné" à sa façon quelques heures après ; je suis quelqu'un de très affectueux et tendre ... elle le sait. Néanmoins je ne me suis pas pardonné, et je ne pardonne toujours pas mon geste. Je n'aime pas me "donner des excuses" ... Quand le mal est fait on ne peut JAMAIS revenir en arrière ... Je ne parle pas de la seconde fois car c'était un autre dégré de violence ... et j'ai été vicieux cette fois là dans le sens où j'utilisais les bras de mon épouse pour qu'elle se tape elle même ... je voulais qu'elle réponde ... Mon épouse est fragile, je l'aime beaucoup mais elle même est violente des fois mais plus de manière verbale ... ce que je n'apprécie pas du tout ... ceci n'explique pas pourquoi j'ai agi de cette manière envers elle et lui ai fait du mal. Aujourd'hui j'ai peur (parce que je n'arrive pas à me pardonner) de recommencer ou d'agresser quelqu'un d'autre que j'aime ... je pense à ma fille ... Peut être aurai un je un retour de quelqu'un ... Voilà je ne sais pas quoi dire de plus ... merci de m'avoir lu ... Si j'avais un mot à dire à tous les couples homme femme, connaissez vous vous même et passez du temps ensemble à dialoguer ou faire des choses que vous aimez tous les 2, il faut savoir se donner le temps et casser la routine ... Il y a plus de chance pour que ce soit un membre de votre famille qui "trinque" plutôt que votre voisin ! Ohhhhh j'ai oublié mais je ne voulais pas en parler au début. J'ai eu des relations difficiles avec mon père non géniteur (voir début de mon témoignage) qui était régulièrement violent non pas avec moi mais ma mère, j'étais très petit mais malgré tout j'étais celui qui devait aussi protéger ma petite soeur 6 ans plus jeune (mes frères aînés de 6 et 8 ans étant absent de l'espace familial). J'ai de très mauvais souvenirs où j'essayais de me mettre entre mes 2 parents, avec la vision de ma chère maman, plaquée contre le mur ... 

Ce témoignage confirme le rapport de l'Assemblée nationale sur les enfants témoins de violences intra-familiales qui sont traumatisés de façon grave et ne peuvent plus vivre l'Amour par la suite à l'âge adulte. Voir mes posts précédents. 

Les hommes violents doivent se faire soigner par un psychiatre et ce n'est pas d'une coach comme moi que cela relève, moi j'accueille les victimes et je les aide à s'en sortir. Car la violence dans le couple est un cercle vicieux qui a été étudié par de nombreux spécialistes. La violence physique ou psychologique dans le couple est une forme de harcèlement. 



Près d'un actif français sur trois victime de discrimination au travail

Mon alerte GOOGLE sur le thème du harcèlement m'informe qu'une étude de l'Organisation internationale du travail (OIT) vient d'être publiée. 



Environ 3 Français sur 10 sont l'objet de discriminations et de harcèlement moral au travail, dans le privé comme dans le secteur public et - chiffre plus alarmant encore - 4 victimes sur 10 affirment ne pas avoir réagi pour se défendre que ce soit par résignation ou par peur des représailles. 



Ce chiffre est grave car la loi permet de se défendre et de bonnes stratégies permettent d'échapper à la persécution d'un manipulateur au lieu de se laisser souffrir en silence. 

Il est également possible de changer d'emploi et de ne pas subir par crainte du chômage où on reste dans la boite et on finit sous tranquillisants et antidépresseurs. Parce que quand on craque, il est trop tard pour retrouver un autre poste ou obtenir une mutation. 

La plupart des victimes terminent en invalidité à cause de l'état de choc post-traumatique provoqué par le harcèlement parce qu'elles ont réagi trop tard. 

Il est cependant possible de se reconstruire et de trouver un nouveau sens à sa vie après une épreuve aussi terrible qui pourtant peut donner l'occasion de grandir en termes d'humanité. 

Pour parler de tout ça et si vous habitez à Nantes ou dans la région, venez à ma conférence du 11 février à la Maison du Citoyen de St Herblain avec l'association AVHMVP à laquelle je travaille de façon bénévole. VOIR LE POST SUIVANT. 

Je vous recopie l'article de France TV INFO que j'ai trouvé sur cette étude de l'OIT. 

Dans le public comme dans le privé, les discriminations au travail peinent à reculer. Les discriminations sexuelles sont les plus courantes. Elles visent particulièrement les femmes en cas de grossesse et de maternité.
 



Trois actifs sur dix affirment avoir été victimes de discrimination au travail, selon un baromètre Ifop publié lundi 3 février. L'enquête, réalisée pour le Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail (OIT), montre que 31% des agents de la fonction publique et 29% des salariés du privé rapportent avoir été victimes. Une proportion qui n'a pas vraiment régressé ces dernières années, les victimes ayant aussi souvent tendance à ne pas réagir. L'an dernier, ils étaient respectivement 29% et 30% et en 2012, 26% et 28%.
Les principaux critères de discrimination concernent les femmes, la grossesse et la maternité (19% et 20%). 

Les salariés du privé citent aussi l'origine ethnique (27%) ou la nationalité (19%) tandis que ceux du public mettent en avant l'apparence physique (22%). 

Le plus souvent, l'auteur désigné est le supérieur direct (cité par 48% des victimes) ou la direction (35% dans le public et 46% dans le privé), puis des collègues de travail (34% et 33%).
Relevant que les discriminations sont "toujours aussi fréquentes", les auteurs de l'étude soulignent la "relative absence de réaction des victimes". Près de quatre victimes sur dix disent ainsi n'avoir pas réagi (37% dans le public et 40% dans le privé). 

Dans la très grande majorité des cas (75% dans le public et 65% dans le privé) par résignation et, pour 29% des salariés du privé, par peur de représailles.

L'enquête a été réalisée par téléphone du 25 novembre au 12 décembre auprès d'échantillons représentatifs de 501 salariés du privé et de 500 agents de la fonction publique, selon la méthode des quotas.

HARCÈLEMENT DANS LE COUPLE, LA FAMILLE OU LE MONDE DU TRAVAIL : COMMENT S’EN SORTIR, SE RECONSTRUIRE ET REVIVRE ? CONFERENCE A NANTES LE 11 FEVRIER 2014



Association AVHMVP
Aide aux Victimes de Harcèlement Moral et de  Violences Psychologiques dans la Vie Privée ou Professionnelle


Vous êtes en couple avec un manipulateur destructeur ?

Vous divorcez d’un pervers narcissique ?

Votre famille vous harcèle par violences psychologiques ?

Vous subissez du harcèlement moral dans votre entreprise ?

Vous avez été licencié suite à du harcèlement ?

HARCÈLEMENT DANS LE COUPLE, LA FAMILLE OU LE MONDE DU TRAVAIL : 

COMMENT S’EN SORTIR, SE RECONSTRUIRE ET REVIVRE ?


Une conférence bénévole de Sophie SORIA-GLO
Le 11 février 2014 à 15h
A la Maison du Citoyen
9 rue de la Charente à Saint-Herblain



La conférence sera suivie d’un débat avec coaching des participants qui le veulent afin de s’en sortir et de trouver leurs solutions. 

Si on est victime, il ne faut pas se résigner mais combattre. 



Comment combattre si on a perdu toute confiance et estime en soi ? Comment penser qu’on mérite de vivre libre et heureux / heureuse ? 

Comment ne pas croire les mensonges du manipulateur qui vous harcèle ? 

Quels sont les moyens de combat efficaces y compris sur le plan de la Justice ? 

Sophie SORIA-GLO est coach certifiée et impliquée dans ce combat avec des associations depuis de nombreuses années, spécialiste de la défense contre le harcèlement dans la vie privée et professionnelle. Entrée libre.

LA MAISON DU CITOYEN — 9 rue de la Charente à Saint-Herblain — Salle 108 Ligne 1 : Arrêt Romanet, direction ECOLE DE MUSIQUE
Ou bus lignes 23 et 59 : Arrêt VILLAGE EXPO

  Une activité associative de l’A.V.H.M.V.P, Association loi 1901 

Président : Sylvain BARBOTTIN — Siège Social : 5 rue Fourré 44000 NANTES

mardi 17 décembre 2013

Du nouveau dans une affaire de harcèlement : violences conjugales et harcèlement moral se téléscopent

Lu ce matin dans mon alerte Google sur le thème "harcèlement moral" : une affaire de violences conjugales qui tourne à la découverte d'agression sexuelle et de harcèlement moral au boulot. Ce sont les mêmes pervers qui harcèlent au travail et dans leur famille, ça fait des années que je le répète... En voila la preuve par l'exemple. 


CÔTE-D'OR - JUSTICEDijon : trois chefs d’accusation pour l’agent immobilier


Un procès en forme de poupées russes pour un prévenu accusé de violences conjugales, d’agression sexuelle et de harcèlement moral.
L’affaire débute à la fin de l’été 2011 lorsque l’épouse du prévenu porte plainte pour viol contre celui qui est aujourd’hui son ex-mari. La plainte, qui aboutira finalement à un non-lieu, nécessitera pourtant une longue enquête, laquelle révélera d’autres faits. Et ce jeudi, devant le tribunal correctionnel, l’ex-épouse raconte la première gifle, puis les autres. La peur qui s’installe, jusqu’au jour où, en décembre 2010, son mari lui empoigne le cou et serre jusqu’à l’étouffer : « Je me suis vue mourir dans ce canapé ! C’est mon fils qui m’a sauvée. » L’enfant de 9 ans a confirmé. Le prévenu, interrogé par le président Aubertin, nie les violences physiques et ramène tout au contexte de l’époque : le divorce, les disputes et la jalousie de sa femme quand il lui a annoncé qu’il avait une maîtresse. C’est lui la victime, c’est sa femme qui « lui sautait dessus », la justice qui lui demande des comptes depuis deux ans et demi et ses employées qui se sont liguées contre lui en un « complot machiavélique ».
Car si la vie conjugale de cet homme de 41 ans a atteint le point de non-retour, sa vie professionnelle n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Pendant l’instruction, les témoignages et les plaintes contre le patron de cette agence immobilière de Dijon se multiplient. Une ex-maîtresse, embauchée à l’agence, l’accuse de l’avoir violemment agressée dans les sous-sols, lui empoignant les seins et palpant son entrejambe. La jeune femme ne s’est pas présentée à l’audience, ne s’est pas portée partie civile. Elle veut oublier. Victime elle aussi de harcèlement moral, elle a décrit dans ces auditions les mêmes scènes que les deux autres employées qui se sont décidées à porter plainte. Réflexions à caractères sexuels, rabaissements, dénigrements systématiques, humiliations. Encore une fois, les déclarations se recoupent, comme les conséquences sur la santé des victimes : perte de poids et autres troubles psychosomatiques pour l’une, tentatives de suicide pour une autre et sévère dépression pour les trois.
Pour les avocats des employées, le fait de harcèlement est constitué. Avis partagé par le procureur, pour qui la vérité des violences conjugales est tout autant démontrée. La théorie du complot ne tient pas, par plus que celle d’une vengeance de son ex-femme. Le magistrat revient sur les certificats médicaux, les enregistrements de messages téléphoniques, des éléments tangibles qui assoient la culpabilité du prévenu. Les réquisitions, pourtant, semblent bien atténuées face aux trois chefs d’accusation : 12 mois de prison avec sursis.
A la défense Me Bittard dépeint son client dans les mêmes teintes qu’il s’est décrit lui-même : un homme stressé qui a vu sa vie basculer du jour au lendemain, alors que tout aurait pu se solder par une simple procédure de divorce. Pour l’avocate, son client n’est pas un homme violent. Son ex-femme, au contraire, bafouée, traumatisée par les infidélités de son mari, envahie de colère a multiplié les plaintes contre lui. Les employées, quant à elles, ont été crues sur parole. « Je ne crois que ce que je vois et les effets du harcèlement, je ne les vois pas ! », clame l’avocate qui plaide la relaxe pour l’agression sexuelle et le harcèlement.
Le jugement a été mis en délibéré au 16 janvier 2014.





ANALYSE DU CAS 

Notons que cette affaire commence par la plainte de la femme pour viol conjugal, une notion reconnue depuis 1990 et entérinée par la loi du 9 juillet 2010 dans son article 36. Autrefois, le viol entre époux n'était pas reconnu, la présomption de consentement entre les époux était la règle jusqu'à ce que la loi admette le fait que le mari peut violer la femme...

Puis on a l'enfant témoin de violences conjugales et de brutalités, un enfant qui restera traumatisé à vie pour avoir vu sa mère manquer de se faire tuer et avoir dû venir à son aide. Un enfant courageux, notons-le aussi : parce qu'à 9 ans sauver la vie de sa mère en la défendant contre son père, ce n'est pas courant comme acte. 

Enfin, on a l'enquête du juge qui découvre le harcèlement au bureau du type qui n'était pas un cas social mais un chef d'entreprise dans l'immobilier. Après avoir violé sa femme - ou avant, peu importe - il a aussi agressé sa maîtresse qui était une de ses employées. Et dénigré et harcelé les autres employées... 

Jusque là, on est dans le drame, d'autant que la femme a les preuves des violences conjugales : certificats médicaux, enregistrements de messages téléphoniques. 

Mais c'est là que l'affaire tourne presque à la farce avec l'avocat du type qui présente le mari comme étant la victime de la femme hystérique. "Je ne crois que ce que je vois !" clame l'avocate de la défense en n'ayant pas peur du ridicule dont elle fait preuve. Monsieur est parfait et Madame est folle, comme d'habitude dans ce genre de dossiers. 

Enfin, pour le pauvre enfant qui a vu tout ça et qui a été obligé de supporter la violence de son géniteur, on peut se poser une question et une seule : aura-t-il droit à la visite dans un lieu médiatisé, un centre social par exemple, pour voir son père une fois par mois ou bien devra-t-il subir les week-ends et les vacances avec ce monsieur qui risque de recommencer à agresser sa prochaine femme sous les yeux de son fils ? 

Mauvais mari mais bon père : l'idéologie actuelle qui proclame ce credo est une fois encore battue en brèche par les simples faits. 

Pourquoi un père condamné pour violences conjugales n'aurait-il pas le droit de voir son fils alors qu'il ne lui a rien fait ? Il s'en est pris juste à la mère, pas au pauvre petiot qu'on ne doit pas "priver" de son papa formidable et merveilleux. Allez, tiens, montons sur une grue pour se faire rendre justice et avoir DROIT à SON enfant ! 

On voit bien que cette idéologie est complètement stupide et j'espère que le juge appréciera ce qu'on doit faire pour protéger cet enfant... ainsi que tous les autres enfants TEMOINS de ces violences et brutalités policières oh non pardon pas policières, "domestiques" comme on dit au Canada. Le mot "domestique" étant pris au sens du foyer dans son ensemble en termes anglo-saxons ("domestic violence", "domestic abuse"...). 

Parce que voir sa mère se faire taper dessus, ah non ça ne traumatise pas un gosse, au contraire, ça lui fait du bien, n'est-ce pas Mr le juge aux affaires familiales qui confie la garde des enfants au père violent et abuseur ? 

Bon j'arrête mon raisonnement par l'absurde ... mais c'est parce que je m'indigne que je m'exprime de la sorte. 

J'attends en effet le jugement d'un JAF à Paris dans une affaire similaire pour sauver 3 enfants victimes ayant vu leur mère se faire taper, insulter et agresser par le père bourreau et martyr de sa femme hystérique, ah non pardon j'abandonne le raisonnement par l'absurde avais-je dit plus haut...

Aux dernières nouvelles, le gentil papa a traité sa femme d'ordure à la sortie de l'école et le petit garçon de 5 ans a cru que l'insulte s'adressait non pas à sa mère mais à soi-même. 

Ce petit avec ses frères et soeurs ainsi que plein d'autres enfants martyrs et victimes devra-t-il supporter et subir ce père injuste pendant le restant de ses jours ou bien mettra-t-on à distance l'agresseur présumé en l'empêchant d'avoir un contact avec ces petits, dont le petit dernier de 3 ans ? 

L'affaire de Dijon est également instructive à plus d'un égard: parce que quand on fait une enquête on découvre d'abord un seul pan du dossier puis quand on en fait une plus approfondie, la vérité se révèle dans toute sa splendeur. 

On remarque la défense du mari inculpé qui ramène tout à une simple dispute, non il n'est pas un homme violent, c'est sa femme qui l'a poussé... dans ses retranchements ! 

Mais la violence conjugale ce n'est pas un conflit : c'est de la violence ! Et la violence ce n'est pas permis. C'est interdit par la loi. Donc on parle de conflit et on passe à travers les mailles du filet et on embourbe le juge qui se fait avoir. 

Après tout, la Justice de la France ne va pas prendre parti dans une affaire de famille, une simple dispute, un conflit entre époux et peut-être que la femme était frigide et c'est pourquoi le mari l'a trompée, voire même forcée un peu à avoir des rapports sexuels... pour son bien !

Donc en fait, 12 mois de prison AVEC SURSIS pour avoir violé une femme et en avoir agressé une autre ET pour avoir fait subir du harcèlement à ses salariés... ce n'est pas grand chose. 

Monsieur reste en liberté et va pouvoir continuer son oeuvre. Il est en effet très rare que le magistrat condamne l'accusé à une peine supérieure à celle demandée par le ministère public (procureur en charge de défendre la société contre les criminels et violeurs, les délinquants et trafics de toutes sortes). 

Jugement le 16 janvier et ne nous demandons pas comment Madame va passer les fêtes dans la peur et les tremblements de représailles futures, parce qu'elle ne sera jamais débarrassée d'un type qui a failli la tuer et qui est sorti du tribunal libre. 



Pour en savoir plus sur les enfants TEMOINS DE VIOLENCES DOMESTIQUES, lire le rapport de l'Assemblée Nationale dit rapport Bousquet datant de 2009 et cliquer sur la page 84 dans le sommaire du rapport.


RAPPORT D’INFORMATION
FAIT
AU NOM DE LA MISSION D’ÉVALUATION DE LA POLITIQUE DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Présidente
Mme Danielle Bousquet,
Rapporteur
M. Guy Geoffroy,
Députés.



Extraits : 

Le Docteur Maurice Berger, chef du service de psychiatrie de l’enfant au CHU de Saint-Étienne, a souligné devant la mission le facteur de risque significatif que constituait l’exposition à la violence domestique : « Nous nous sommes spécialisés, depuis une vingtaine d'années, dans la prise en charge des enfants très violents. Au début, nous pensions recevoir essentiellement des enfants qui avaient été maltraités, c’est-à-dire battus, négligés. Or nous avons constaté que, pour un certain nombre de ces enfants – parmi les plus violents –, ce n’était pas le cas. Par contre, ces enfants avaient été soumis au spectacle de scènes de violence conjugale extrêmement fortes, et de manière répétée. Cette observation est venue battre en brèche nos théories selon lesquelles l'enfant devait avoir été directement frappé ou négligé corporellement pour être violent. De surcroît, beaucoup de ces violences avaient eu lieu alors que l’enfant avait moins de deux ans. Autrement dit, plus l'exposition à la scène de violence avait eu lieu précocement, plus elle avait d’impact, ce que nous n'imaginions pas. "

"Mme Évelyne Reguig, Présidente de l’Association VIFF SOS Femmes a notamment précisé que « l’idée selon laquelle un homme pourrait être « mauvais conjoint, mais bon père », encore répandue en France, doit être remise en cause. Au Canada, où l’on a constaté depuis longtemps que les pressions morales et psychiques augmentaient à mesure que la violence physique était interdite et condamnée, un père maltraitant envers la mère de ses enfants est considéré comme un père maltraitant envers les enfants eux-mêmes. "

Pour en savoir plus sur la loi et le viol conjugal suite à la condamnation d'un homme au mois d'octobre 2013 dernier, lire l'article d'Europe 1 : 

http://www.europe1.fr/France/Viol-conjugal-peu-de-femmes-portent-plainte-1675735/

Selon la responsable du réseau "Solidarités Femmes" interrogée dans l'article, les femmes ayant subi des violences conjugales y compris psychologiques doivent aussi avoir le courage de parler des violences sexuelles qu'elles ont subies et cela dans le but de se reconstruire.  Elles doivent ausi porter plainte comme dans le cas d'une agression par un inconnu.  Etre marié avec la victime du viol constitue une circonstance aggravante pour l'homme qui commet cet acte. 



jeudi 28 novembre 2013

LES CRÉATRICES D'ENTREPRISES BRISENT LE PLAFOND DE VERRE

Bonjour, alors que se tient bientôt le FORUM DE LA MIXITÉ, je vous offre ici un article que j'avais écrit et publié dans LE FIGARO ECONOMIE en 2000. Cet article a pour moi une valeur sentimentale, c'est pourquoi je l'ai gardé en mémoire dans mon ordi, car c'est mon tout dernier article de journaliste. Quand je suis devenue coach, j'ai arrêté de rédiger des "papiers". 

Bonne lecture. 

LES CRÉATRICES D'ENTREPRISES BRISENT LE PLAFOND DE VERRE

Quitter le statut de salariée quand le « plafond de verre » bloque l’ascension de leur carrière vers les sommets de la hiérarchie, est l’une des motivations - encore méconnue mais réelle - des femmes cadres qui créent leur entreprise. 

Le « plafond de verre » est le nom que, dans les années 80, les féministes américaines ont donné à la barrière invisible qui empêche les femmes de progresser dans la hiérarchie des entreprises. 

En France, le « plafond de verre » existe aussi. Plus encore, il constituerait une importante motivation des femmes cadres à quitter le statut de salariée pour créer leur propre entreprise. Bien que peu de chiffres soient disponibles sur ce sujet, cette tendance des femmes cadres à créer leur entreprise pour échapper au « plafond de verre » est en passe de devenir un phénomène de société lié à celui des « solos » et attesté par de nombreux témoignages de créatrices d’entreprises que nous avons rencontrées. Les femmes cadres qui quittent l’entreprise se lancent en majorité dans les activités de conseil, secteur où selon l’APCE (Agence pour la création d’entreprise) elles sont aussi représentées que les hommes et en augmentation récente. 

« La progression des femmes est bloquée dans les organisations pyramidales, déclare Christine Chauvet vice-présidente mondiale de l’association « Femmes chefs d’entreprises » membre du Medef, vice-présidente du Conseil économique et social d’Ile de France et ancien ministre ; il n’y a que 25% de femmes cadres dans les entreprises françaises, dont 9% de femmes cadres supérieurs, principalement dans les secteurs de la communication, des ressources humaines et du juridique, et seulement 2% de femmes dans les conseils d’administration des grands groupes. ». 

Par ailleurs, une proposition de loi « relative à l’égalité professionnelle entre hommes et femmes » a été votée en première lecture par l’Assemblée nationale en avril dernier et passera devant le vote du Sénat en septembre prochain (mon article a été écrit et publié en 2000, aujourd’hui cette loi existe mais peu de choses ont vraiment changé, NDLR). Le rapport préparatoire de la députée (PS) Catherine Génisson sur la « mixité professionnelle » constate, lui aussi, aussi de nombreuses inégalités de salaire et de carrière entre hommes et femmes, à tous les niveaux de la hiérarchie. Il reconnaît notamment l’existence du « plafond de verre », qui se traduit aussi par une différence de salaire d’un tiers entre les cadres masculins et féminins. La loi, si elle est votée, incitera les entreprises à mettre en place, sous peine de sanctions, des mesures de rattrapage pour les femmes, assorties d’aides financières accordées aux entreprises les plus innovantes en faveur des femmes. Il semble pourtant bien difficile d’obliger les entreprises à briser le « plafond de verre » pour promouvoir la carrière des femmes cadres...


Blocages des promotions et harcèlement moral

Comment se manifeste le « plafond de verre » et comment pousse-t-il les femmes les plus entrepreneuses vers la création ? Il semble que les entreprises pénalisent l’ambition de femmes à la forte personnalité, alors qu’elles recherchent ces qualités d’affirmation de soi chez les managers masculins. Isabelle Alonso, chroniqueuse sur Europe 1et auteur des livres « Et encore je me retiens » et « Les hommes et les femmes sont égaux, surtout les hommes » (éd. Robert Laffont), était commerciale dans un cabinet de conseil financier en 1983. Elle est l’exemple le plus célèbre de ces femmes cadres qui veulent être reconnues à leur juste valeur. Avec humour, elle raconte : « Trois hommes ont eu une promotion et moi rien, alors que je réalisais le meilleur chiffre d’affaires. Le directeur m’a dit clairement : une femme peut être commerciale de base, mais encadrer des hommes, pas question ! C’est comme cela que je suis partie pour monter ma propre société, qui marche très bien et dont je ne m’occupe plus à présent pour me consacrer au journalisme. Le plafond de verre existe, et pas seulement le plafond, mais aussi les murs et toute la maison ! Je remercie cependant ce monsieur, mon ancien directeur : sans lui je n’encaisserai pas, encore aujourd’hui, les dividendes de l’entreprise que j’ai créée ! »

Francine B., ingénieur, ancien responsable de projets dans un grand groupe high tech a, elle aussi, vécu récemment une histoire similaire : « Après une réorganisation, mes collègues masculins ont gardé leurs fonctions mais moi, on m’a proposé un poste de débutant alors que j’avais 15 ans d’expérience. On m’a reproché d’être trop autonome et trop responsable. Un comble ! De plus, les barrages et les blocages que j’ai subis de la part de mon directeur étaient proches du harcèlement moral. C’était insupportable de travailler dans des conditions pareilles. » Face à ces pressions, Francine B. a fini par négocier son départ et créer sa société de conseil. 

Pour résister dans l’entreprise et tenter de faire bouger les choses, certaines femmes cadres s’organisent en associations. Ainsi, « Femmes et Finance » rassemble une centaine de femmes cadres de la fonction financière, qui échangent des informations et pratiquent la solidarité. « Quand une femme n’est pas reconnue dans une entreprise, elle n’a pas beaucoup de choix : soit trouver un parrain qui l’aide à progresser dans sa carrière, soit partir, affirme Marie-Claude Lory, présidente de l’association ; confrontées à des bâtons dans les roues, à un nouveau supérieur hiérarchique qui les rétrograde, ou à l’injustice de voir leurs projets récupérés par quelqu’un d’autre après une fusion-acquisition, la majorité des femmes à des postes décisionnaires changent très souvent d’entreprise. »


Concilier vie privée et vie professionnelle

Autre raison à la moindre proportion de femmes aux postes-clés des entreprises : concilier vie privée et vie professionnelle. Celles qui ont réussi à atteindre les sommets ont organisé leur vie familiale en fonction de leur carrière : « Il faut plus d’organisation et des nerfs d’acier, commente Catherine Petot, Directeur Général des poupées Corolle depuis 4 ans, aujourd’hui âgée de 48 ans et mère de deux adolescents ; surtout entre 30 et 40 ans quand les enfants sont petits... J’ai toujours eu quelqu’un à plein temps pour m’aider à la maison. » Catherine Petot a débuté comme chef de produit chez un fabricant de vêtements d’enfants où elle est montée jusqu’au poste de DG de filiale. « Aujourd’hui, je n’ai pas de combat, mais au départ j’ai senti des difficultés, une discrimination et une concurrence interne, de la part des égaux comme des collaborateurs » confie-t-elle. Toutes les femmes cadres n’ont pas fait le même choix. Comme Anne T., 49 ans, cadre supérieur dans une grande banque et mère de trois grands enfants, certaines ont préféré privilégier leur vie familiale : « Le soir, je rentre rarement chez moi avant 20h30, mais je ne suis pas au top, au niveau de carrière où j’aurais pu être, déclare-t-elle, parce que j’ai passé plusieurs périodes à mi-temps pour m’occuper de mes jeunes enfants. » 

Pouvoir maîtriser son emploi du temps est justement une motivation de la création d’entreprise par des femmes, comme l’affirme Christine Chauvet : « Nous allons assister à augmentation importante des 27% actuels de femmes créatrices d’entreprises, car les TPE (très petites entreprises, ou solos, NDLR) vont aussi se développer comme outil de gestion du temps. Aux Etats-Unis, les créatrices sont à présent 52% et leur poids économique est reconnu par les pouvoirs publics. » 

Ce sont les femmes les plus impliquées professionnellement qui quittent l’entreprise quand celle-ci ne leur donne plus la possibilité de s’épanouir. Alors que les entreprises recherchent aujourd’hui des managers qui possèdent un esprit d’entrepreneurs, il est regrettable qu’elles n’aient pas encore trouvé comment retenir et encourager des femmes managers qui pourraient devenir leurs meilleurs dirigeants. 

Sophie Soria

LE FIGARO ECONOMIE (pages "saumon" du lundi, année 2000).


dimanche 20 octobre 2013

EDITH STEIN, LA « PHILOSOPHE CRUCIFIÉE » QUI DEVINT UNE SAINTE

Voila encore et toujours la suite de ma chronique sur les femmes d’exception de tous les temps que la société n'accepta pas...

Edith Stein (1991 – 1942) une femme d’exception que rien ne destinait à devenir une sainte, du moins au départ de sa vie.




Au contraire, Edith Stein, d’abord étudiante en philosophie et agnostique, devient l’amante d’un homme marié, le philosophe HUSSERL dont elle fut l’élève et la disciple dans les années 30. Elle s’engagea aussi en faveur du vote des femmes.

Puis au cours de sa vie et de son cheminement, elle devint une sainte et même une martyre, parce qu’au cours de ses recherches philosophiques et spirituelles, elle découvrit la foi en Dieu qu’elle avait perdue dans son enfance.

Edith devint Carmélite puis fut martyrisée et tuée à Auschwitz avec des millions de Juifs, alors qu’elle aurait pu s’en sortir parce qu’elle avait été baptisée catho et que les Carmélites voulaient l’aider à s’échapper en Suisse.

PAPE JEAN-PAUL 2 : "Inclinons-nous profondément devant ce témoignage de vie et de mort livré par Edith Stein, cette remarquable fille d'Israël, qui fut en même temps fille du Carmel et soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix, une personnalité qui réunit pathétiquement, au cours de sa vie si riche, les drames de notre siècle. Elle est la synthèse d'une histoire affligée de blessures profondes et encore douloureuses, pour la guérison desquelles s'engagent, aujourd'hui encore, des hommes et des femmes conscients de leurs responsabilités; elle est en même temps la synthèse de la pleine vérité sur les hommes, par son coeur qui resta si longtemps inquiet et insatisfait, "jusqu'à ce qu'enfin il trouvât le repos dans le Seigneur" ". Ces paroles furent prononcées par le Pape Jean-Paul II à l'occasion de la béatification d'Édith Stein à Cologne, le 1 mai 1987. (Source : site du VATICAN).




COLLOQUE SUR EDITH STEIIN : "Libre, chercheuse de sens, Edith Stein (1891-1942) unit réalisme de l’expérience et philosophie, racines juives et amitié avec le Christ. Son chemin traverse l’Europe, jusqu’à Auschwitz. Deux de ses textes écrits à des moments particulièrement dramatiques de l’histoire allemande contemporaine – Vie d’une famille juive en 1933 et Comment je suis venue au Carmel de Cologne en 1938 – offrent un témoignage saisissant d’humanité juive et chrétienne face à une jeunesse allemande élevée dans une caricature grossière du judaïsme et dans l’idolâtrie de la race arienne. Ils seront étudiés dans leur rapport avec le contexte socioculturel et intellectuel de l’époque, ainsi que sous l’angle de la recherche du sens et de son accomplissement. 
Le film de Martha Meszaros, La Septième Demeure (1996), propose la vision d’une artiste sur cette femme remarquable : Edith Stein, Sœur Thérèse Bénédicte de la Croix – fille d’Israël, fille de l’Église. (SOURCE : http://calenda.org/209124 )"

Ma chère Edith, elle est belle, elle est magnifique, formidable et je l’aime.

Toutes les femmes COURAGEUSES qui nous ont précédées peuvent devenir des modèles pour nous femmes du siècle 21è, quelles que soient à elles toutes leur Foi, leur religion ou leur identité, voire leurs croyances politiques ou philosophiques, etc. 

L'important c'est l'engagement pour aimer les autres et leur transmettre notre témoignage féminin de vie, d'Amour et d'espérance dans la Lumière. 





Avant de devenir une religieuse du Carmel, Edith Stein fut une grande enseignante et professeur de philosophie à l’Université, militante de l’enseignement supérieur pour les jeunes filles, une femme extraordinaire pour son époque.

Mais l’époque ne l’accepta pas et elle fut condamnée à mort alors qu’elle était une figure majeure de la philosophie à son époque et une militante du Droit des femmes à sa façon.

Peu importe à chacune quelle est notre appartenance ou notre religion, ce qui importe c’est le plus grand humanisme qui rejoint le cœur de toute femme et de tout homme pour l'Amour de l'humanité et la  LIBERTÉ de tous et toutes. 

Et le témoignage de vie d’Edith Stein devenue Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix est aussi, au-delà de la mort d’une grande mystique et religieuse, le refus de reconnaître l’apport d’une femme à la philosophie de son époque.

Edith Stein écrivit au Pape PIE XI en forme d’appel au secours pour dénoncer de façon prémonitoire les dangers de la SHOAH mais elle ne fut pas entendue.

LE LIVRE DE YANN MOIX SUR EDITH STEIN : 

INTERVIEW SUR SON LIVRE 

EDITH OU LE COURAGE D'ETRE SOI :





POÈME ECRIT PAR EDITH STEIN : 

Mon Seigneur et mon Dieu,
Tu m’as conduite sur un long chemin, obscur,
Pierreux et dur.
Maintes fois mes forces faillirent m’abandonner,
A peine j’espérais voir un jour la lumière.
Pourtant, au plus profond de la douleur,
où mon cœur fut près de se figer,
Une étoile claire et douce se leva pour moi.

Voila chères Amies lectrices, un grand modèle de femme exceptionnelle pour moi car elle a eu un courage énorme de bousculer les coutumes et les principes de son temps, mais nul n'est obligé de prier ou d'avoir la Foi comme elle, bien sûr !